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Une étude pour rendre la pêche au homard plus sécuritaire

Pêche au homard 2014

Les pêcheurs au homard et la sécurité

Photo : Marie-Claude Frenette/Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chercheurs de l'Université Laval et du centre Mérinov ont réalisé une étude qui vise à trouver des solutions pour rendre la pêche au homard plus sécuritaire.

Les accidents de travail sont plus graves et plus nombreux sur un bateau de pêche que dans toute autre industrie. Le risque est encore plus élevé sur un homardier, alors que deux pêcheurs québécois ont perdu la vie au cours des dernières années.

Pour s'attaquer à ce problème, les chercheurs ont mené la première étude du genre au Canada auprès de 40 pêcheurs de homard gaspésiens et madelinots. L'objectif : mieux cerner les risques et proposer des solutions afin d'éviter d'autres tragédies.

Pour Yves Carignan, qui pêche le homard à Gaspé depuis 31 ans, la première journée de la saison est toujours la plus dangereuse.

En Gaspésie, les pêcheurs n'ont qu'une seule journée pour mettre à l'eau les quelque 235 casiers, par rapport à trois jours aux Îles-de-la-Madeleine.

Contraints de s'exécuter plus rapidement, les pêcheurs gaspésiens augmentent leurs risques d'accident.

« J'ai un de mes aides-pêcheurs qui est tombé à l'eau justement parce que j'allais trop vite », dit M. Carignan.

Risques plus élevés

Des chercheurs américains évaluent que les risques d'accident sont 25 plus élevés chez les pêcheurs que dans toutes les autres industries. Le danger est plus important à bord des petits homardiers.

Au cours des deux dernières années, deux pêcheurs ont perdu la vie en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. C'est ce qui a incité les chercheurs à mener l'étude. « L'équipe de recherche a été à bord des bateaux de pêche pour au moins 120 heures d'observation continue », mentionne l'un des chercheurs, Francis Coulombe.

Fruit des recherches

Les chercheurs songent maintenant à diffuser des vidéos de sensibilisation, le fruit de leur recherches, auprès des pêcheurs.

De plus, les prochaines étapes seront de concevoir et de tester des équipements plus sécuritaires sur trois homardiers. « Le but ultime  est de donner des critères de conception que les pêcheurs vont pouvoir adapter », souligne M. Coulombe.

Peu importe les mesures qui seront prises pour améliorer la sécurité, la grande priorité est que les pêcheurs réalisent que leur métier est risqué et dangereux, dans un contexte où encore plusieurs d'entre eux ne savent même pas nager.

D'après le reportage de Martin Toulgoat.

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