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L'ex-mairesse de Boisbriand purgera sa peine dans la communauté

Sylvie St-Jean

Photo : Michel Chartrand/Nord Info

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ancienne mairesse de Boisbriand Sylvie Berniquez Saint-Jean écope d'une peine d'emprisonnement de deux ans moins un jour, avec sursis, pour une affaire de corruption dans le milieu municipal. Elle purgera donc sa peine dans la communauté.

Elle devra aussi effectuer 240 heures de travail communautaire et se soumettre à une probation de deux ans. 

Mme Berniquez St-Jean était de retour en cour mardi pour assister aux audiences de détermination de la peine. En février dernier, elle a plaidé coupable à plusieurs chefs d'accusation, dont ceux de fraude et d'abus de confiance.

La défense a fait entendre Mme Berniquez St-Jean. Cette dernière est venue raconter, en larmes, des épisodes douloureux de son enfance.

La Couronne et la défense ont présenté une suggestion commune afin d'obtenir une peine de deux ans moins un jour à purger dans la communauté. La jurisprudence en matière de corruption d'élus milite pourtant pour une peine d'incarcération ferme, mais le juge Michel Bellhumeur a entériné la suggestion en raison de circonstances particulières; l'accusée a été manipulée par des acteurs impliqués dans l'affaire et il n'y a eu aucun enrichissement de sa part.

De plus, deux rapports criminologiques indiquent qu'il y a absence de risques de récidive de l'ancienne mairesse.

Arrêtée en 2011 au cours de la première opération d'envergure de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), Mme Berniquez St-Jean avait été arrêtée en même temps que des responsables de la firme de génie Roche. Ces derniers étaient soupçonnés d'actes de corruption à l'endroit de fonctionnaires et d'anciens maires de la municipalité sur la Rive-Nord de Montréal.

Mme Berniquez St-Jean avait finalement plaidé coupable à quatre chefs d'accusation :

  • fraude;
  • complot pour fraude;
  • abus de confiance;
  • complot pour abus de confiance.

Avec des informations d'Isabelle Richer

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