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L’écrasement du vol MH17 n'est pas accidentel

Un expert inspecte la dépouille de l'avion de Malaysia Airlines

Un expert inspecte la dépouille de l'avion de Malaysia Airlines

Photo : Sergei Karpukhin / Reuters

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le vol MH17 de la Malaysia Airlines qui s'est écrasé le 17 juillet en Ukraine a été touché par « un grand nombre d'objets dotés d'une énergie forte » ayant pénétré le fuselage, indique l'agence de sécurité aérienne néerlandaise dans son rapport préliminaire.

La catastrophe a fait 298 morts, dont les deux tiers étaient Néerlandais.

« Rien n'indique que l'accident du vol MH17 soit dû à un problème technique ou à une erreur de l'équipage », ajoute l'agence, accréditant la thèse d'un tir de missiles sans la mentionner, comme l'a noté le premier ministre malaisien Najib Razak.

« Le rapport préliminaire suggère que des objets ont pénétré à grande vitesse dans l'appareil et provoqué sa désintégration en vol. Cela conduit à soupçonner fortement qu'un missile sol-air a abattu le vol MH17, mais des investigations supplémentaires sont nécessaires pour en apporter la certitude », a-t-il dit dans un communiqué.

Les enquêteurs néerlandais n'ont pas pu se rendre sur le site où l'avion s'est écrasé en raison des combats entre l'armée ukrainienne et les séparatistes prorusses de l'est du pays.

Leurs conclusions sont fondées sur les informations recueillies par les boîtes noires ainsi que sur l'analyse d'images satellites et de données radar.

Ils s'appuient par ailleurs sur des photos de la carlingue montrant de multiples impacts. Selon Tim Ripley, spécialiste de l'armement et collaborateur du magazine Jane's Defense, ils pourraient provenir d'une charge de « proximité », qui explose près de sa cible.

De telles charges peuvent être montées sur plusieurs types de missiles, dont le modèle BUK de fabrication russe, qui, selon Kiev et ses alliés occidentaux, a été employé par les séparatistes pour abattre l'avion.

Les insurgés nient disposer de telles armes, mais l'un de leurs chefs, interrogé en juillet par Reuters, a laissé entendre qu'ils en possédaient une avant la catastrophe. Moscou nie leur fournir des armes.

Au lendemain de la catastrophe, Barack Obama a parlé « d'éléments montrant que l'avion avait été abattu par un missile sol-air tiré d'une zone d'Ukraine contrôlée par les séparatistes prorusses ».

Une enquête criminelle a été ouverte aux Pays-Bas pour déterminer les responsabilités. Le rapport publié mardi n'est qu'une « description initiale et provisoire des événements » et les conclusions de l'enquête pourraient ne pas être connues avant un an.

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