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Le Parlement irakien approuve le gouvernement d'Al-Abadi

Haïdar Al-Abadi
Haïdar Al-Abadi Photo: Mahmoud Raouf Mahmoud/Reuters
Reuters

Le Parlement irakien a donné lundi soir son approbation au gouvernement dirigé par le nouveau premier ministre chiite Haïdar Al-Abadi afin de trouver une issue à la crise politique et pour apaiser les tensions communautaires en Irak.

Al-Abadi, représentant de la communauté chiite, a inclus dans son cabinet des membres de confession sunnite et des Kurdes, alors que les djihadistes de l'État islamique se sont rendus maîtres de plusieurs régions notamment dans le nord du pays au cours de l'été.

Les portefeuilles de la Défense et de l'Intérieur n'ont pas été pourvus, mais Al-Abadi a promis de remédier à cette situation dans le délai d'une semaine.

Abdel Abdel Mehdi, membre du Conseil islamique suprême d'Irak, a hérité du ministère du Pétrole tandis que l'ancien chef du gouvernement Ibrahim Djafari devient ministre des Affaires étrangères. Le Kurde Rowsch Chaouais devient ministre des Finances.

Les vice-premiers ministres sont Hoshiyar Zebari, un Kurde, le sunnite Saleh Moutlak et le chiite Baha Arradji.

Le Parlement a par ailleurs approuvé les nominations du chiite Nouri Al-Maliki, premier ministre sortant, du sunnite Oussama Al-Noudjaifi, ex-président du Parlement, et de l'ancien chef du gouvernement chiite Lyad Allaoui aux postes protocolaires de vice-présidents.

Al-Maliki, qui a occupé les fonctions de chef du gouvernement pendant huit ans, a tenté jusqu'à la dernière minute de briguer un troisième mandat.

Il a été contraint à la démission en août sous la pression des différentes formations politiques, sunnite, kurde et chiite, ainsi que de l'Iran et des États-Unis. Il a été remplacé par Haïdar Al-Abadi issu, comme lui, du parti chiite Daoua.

Le nouveau chef du gouvernement a promis « d'autoriser tous les Irakiens à participer à la libération des villes et des provinces qui ont été prises par des groupes terroristes afin de ramener la sécurité et la stabilité ».

« Toute organisation armée ne relevant pas de l'autorité de l'État est bannie », a-t-il dit. Al-Abadi a salué les efforts des milices chiites et des citoyens volontaires qui se sont mobilisés au cours de l'été afin de lutter contre les combattants de l'EI qui étaient prêts à marcher sur Bagdad.

Al-Abadi a également proposé que ces volontaires soient incorporés dans « une organisation de type garde nationale » et a promis la reconstruction d'une armée irakienne.

Obama et Abadi discutent de la menace de l'État islamique

Barack Obama a téléphoné lundi au premier ministre irakien Haïdar Al-Abadi pour discuter de la promesse des États-Unis d'aider le nouveau gouvernement de Bagdad à lutter contre les djihadistes de l'État islamique, a annoncé la Maison-Blanche.

Le secrétaire d'État John Kerry a pour sa part indiqué qu'il se rendait mardi au Proche-Orient « pour construire la coalition la plus large possible de partenaires autour du monde pour affronter, affaiblir et finalement vaincre » l'État islamique.

« Le président et le premier ministre sont tombés d'accord sur l'importance de voir le nouveau gouvernement prendre rapidement des mesures concrètes pour répondre aux aspirations et aux revendications légitimes du peuple irakien », lit-on dans le communiqué de la Maison-Blanche.

« Le premier ministre a exprimé son engagement à travailler avec toutes les communautés en Irak ainsi qu'avec ses partenaires régionaux et internationaux pour renforcer la capacité de l'Irak à lutter contre cet ennemi commun », ajoute le communiqué.

John Kerry a déclaré que la formation d'un nouveau gouvernement irakien où toutes les communautés du pays sont représentées constituait « une étape majeure » dans la lutte du pays contre l'État islamique.

« Surmontant l'obstacle des divisions ethniques et religieuses, le parlement irakien a approuvé un nouveau gouvernement ouvert, qui a le potentiel d'unir toutes les communautés d'Irak pour un Irak fort, un Irak uni, et de donner à ces communautés la chance de construire l'avenir que tous les Irakiens désirent et méritent », a déclaré le chef de la diplomatie américaine à la presse au département d'État.

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