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La littératie comme moteur économique du Nouveau-Brunswick

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Le premier ministre Jean Lesage inaugure la ligne de 735 kilovolts qui relie Manicouagan à Montréal, le 29 novembre 1965.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'économie du Nouveau-Brunswick se porterait beaucoup mieux si la population était mieux éduquée, selon des experts. 

Le 8 septembre souligne la Journée internationale de la littératie, et pour l'occasion, un forum sur l'alphabétisation s'est tenu à Moncton. 

Le portrait n'est pas très reluisant au Nouveau-Brunswick. Michelina Mancuso, du Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick, explique que la province fait piètre figure dans le domaine.

« Les gens adultes, c'est presque 9 sur 10 . On est dans les pires dans les provinces autour de l'alphabétisme. »

Selon l'économiste David Campbell, un des constats qui s'est dégagé est que la province pourrait bénéficier d'un meilleur taux d'alphabétisme pour améliorer la productivité et l'économie dans son ensemble. 

Améliorez le taux de littératie de 10 % et le PIB augmente de 15 %. C'est important pour le Nouveau-Brunswick, ça nous permettrait de réduire ou d'éliminer le déficit.

David Campbell, expert-conseil en économie, Jupia Consultants Inc.

Selon les experts, les entreprises peuvent jouer un rôle important en mettant des programmes de formation pour la main-d'oeuvre. Pourtant, très peu de représentants du secteur privé assistaient au forum, déplore Nadine Duguay, directrice générale de l'organisation à but non lucratif 21inc.

« Quelque part, c'est eux qui sont les employeurs, qui créent les emplois. C'est pas le gouvernement qui crée les emplois, c'est le secteur privé. Pour moi, c'est un gros disconnect. »

David Campbell explique cette situation par le fait que certaines entreprises craignent de perdre leurs employés, s'ils sont mieux qualifiés. Il estime toutefois que cela devrait être perçu comme un défi, et non pas une barrière. 

Les experts soutiennent également que la priorité est de sensibiliser la population, et le gouvernement.

Là, on est en période électorale, et c'est très intéressant de voir quel chef mise là-dessus. Je n'en entends pas beaucoup.

Nadine Duguay, directrice générale de 21inc.

Les participants affirment également qu'ils aimeraient entendre les partis politiques se prononcer sur la question.

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