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Conflit des enseignants : pas de retour en classe lundi

Annemarie Tempelman-Kluit lit un livre à sa fille.

Philippe Moulier

Les élèves de la Colombie-Britannique ne retourneront pas dans leurs salles de classe lundi, car le syndicat des enseignants et le gouvernement n'ont toujours pas trouvé une solution au conflit de travail qui dure depuis juin.

Les éléments contentieux qui empêchent toute avancée portent essentiellement sur le nombre d'élèves et d'élèves à besoins particuliers par classe ainsi que le droit de regard sur le ratio d'aides-enseignants-élèves.

Ces droits avaient été retirés aux enseignants par une loi introduite par le gouvernement libéral en 2002, mais la législation avait ensuite été déclarée invalide par Cour suprême de la Colombie-Britannique.

Le gouvernement entend toujours faire appel de cette décision et les enseignants se battent pour ne pas perdre des acquis anciennement inscrits dans leur convention collective.

Les discussions achoppent également sur le montant de la hausse de salaire des enseignants.

Entre-temps, le médiateur Vince Ready, qui avait tenté d'apporter un semblable de raison, a quitté la table des négociations à la fin août, en citant un écart trop important entre les deux parties.

De plus, le ministre de l'Éducation, Peter Fassbender, a refusé samedi l'idée d'un arbitrage exécutoire que la Fédération des enseignants de la Colombie-Britannique (BCTF) avait proposé la veille.

« Le gouvernement a déclaré qu'il n'obligerait pas les enseignants à retourner au travail, mais c'est certainement une option, » a expliqué Wayne Ross, professeur à la Faculté d'éducation de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Il rappelle que Victoria peut déclarer l'enseignement comme un service essentiel, même si le gouvernement refuse de le faire en préférant obtenir un contrat négocié.

D'après M. Ross, un retour forcé en classe serait interprété par les enseignants comme une violente remise en question des conditions de négociations.

De toute manière, dit-il, tout retour obligatoire des 500 000 élèves et 41 000 enseignants de la province ne se ferait pas avant le 6 octobre lorsque reprendra la nouvelle session parlementaire.

Colombie-Britannique et Yukon

Éducation