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Legault contredit Bonnardel sur l'avenir de la souveraineté

François Legault

François Legault

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chef caquiste, François Legault, n'entrevoit pas la mort prochaine du projet souverainiste, contrairement à son leader parlementaire qui a fait cette prédiction, jeudi.

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) croit toutefois que le Parti québécois (PQ) a raté sa dernière chance d'être reporté au pouvoir aux dernières élections.

Je pense qu'il faut distinguer le projet souverainiste et le projet du Parti québécois. Je pense que le projet de souveraineté, ça ne mourra jamais au Québec. Mais je pense que ce qui est en train de mourir, c'est la possibilité pour un parti, comme le Parti québécois, souverainiste, d'aspirer à gouverner le Québec.

Une citation de :François Legault

Lors d'une conférence de presse au terme d'une réunion de ses députés, M. Legault a établi un parallèle entre le PQ et les souverainistes du Bloc québécois, décimés après la dernière élection fédérale.

« De plus en plus les gens vont réaliser, ils l'ont réalisé aux dernières élections fédérales, avec ce qu'on a vu avec le Bloc québécois, a-t-il dit. Je pense que c'était, le 7 avril dernier, la dernière élection où le Parti québécois pouvait sérieusement aspirer à gouverner le Québec. »

Plus tôt, le leader parlementaire François Bonnardel était allé plus loin que son chef en prédisant la fin du projet souverainiste.

Je pense que la réaction que les Québécois ont eue à la dernière élection, ça va suivre, et je pense que c'est un projet de société qui se termine, tranquillement, tranquillement, tranquillement pas vite.

Une citation de :François Bonnardel

Selon le chef de la CAQ, il y a actuellement peu de Québécois qui souhaitent la souveraineté du Québec. « C'est irréaliste d'aller chercher l'appui d'une majorité de Québécois », a-t-il affirmé.

Alors qu'un possible candidat à la direction du PQ, le député Bernard Drainville, propose de reporter la tenue d'un référendum au deuxième mandat d'un éventuel gouvernement péquiste, M. Legault a expliqué que cette position est encore bien loin de celle de son parti.

« Ce n'est pas une question de 10 ans, 15 ans, 25 ans; jamais la CAQ, qui est une coalition, ne tiendra de référendum, a-t-il précisé. Par contre, la CAQ est un parti nationaliste, qui place le Québec d'abord. Donc on n'est pas à la même place que M. Drainville. »

À quatre ans des prochaines élections, M. Legault estime que son parti sera la seule option pour déloger le premier ministre Philippe Couillard, qu'il a accusé d'être « à plat ventre » devant Ottawa.

« Quand on a quelqu'un qui est à plat ventre comme ça devant le fédéral, on a besoin plus que jamais d'un parti nationaliste, et je suis convaincu que la prochaine campagne électorale, ça va être entre les rouges et les bleus. Et les bleus, ça va être la CAQ », a-t-il déclaré.

En concluant avec ses députés une réunion de préparation à la rentrée parlementaire, M. Legault est revenu à la charge avec son projet de charte des contribuables, au moyen de laquelle il souhaite encadrer l'augmentation des taxes, tarifs et impôts afin de préserver la consommation des ménages.

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