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Des selles fluo pour détecter le cancer colorectal

Les chercheurs Yingfu Li et Bruno Salema, de l'Université McMaster

Les chercheurs Yingfu Li et Bruno Salema, de l'Université McMaster

Photo : Société canadienne du cancer

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chercheurs ontariens de l'Université McMaster, à Hamilton, tentent de développer un test peu coûteux, simple et non invasif pour détecter le cancer colorectal.

Le biochimiste Yingfu Li, qui étudie les déoxyribozymes fluorescents, et le gastroentérologue Bruno Salena, expert des maladies intestinales, ont uni leurs expertises pour explorer le potentiel des enzymes fluorescentes dans la détection précoce du cancer.

Ils visent à mettre au point des molécules d'ADN catalytiques (ou déoxyribozymes) capables de déceler des marqueurs de cancer dans des échantillons de selles. En présence de cellules cancéreuses, ces molécules deviendront fluorescentes.

Dans le cadre de leurs recherches, ils ont obtenu des subventions de 10 millions de dollars de la Société canadienne du cancer. « Cette collaboration fortuite entre les Drs Li et Salena leur fournit l'occasion d'envisager un vieux problème sous un angle entièrement nouveau », selon la Dre Siân Bevan, directrice de la recherche à la Société canadienne du cancer.

Le cancer colorectal est la deuxième cause de mortalité par cancer au Canada. Pourtant, lorsque la maladie est diagnostiquée à temps, son taux de guérison atteint 90 %.

Les programmes actuels de dépistage utilisent des tests de sang occulte dans les selles qui y détectent de très faibles quantités de sang. Ces tests peuvent toutefois donner lieu à des faux positifs (détectant un cancer alors qu'il n'y en a pas) ou à de faux négatifs (ne détectant pas de cancer alors qu'il y en a un).

La coloscopie est plus précise, mais il s'agit d'une procédure invasive et coûteuse, que les docteurs ne recommandent pas à l'ensemble de la population.

« Si nous pouvions offrir un test plus simple, il y aurait plus de personnes qui seraient ouvertes à ce type de dépistage. »

— Une citation de  Yingfu Li, biochimiste

Si les travaux des chercheurs s'avèrent concluants, il en résultera un outil simple et abordable que les médecins pourraient utiliser dans leur cabinet pour détecter le cancer colorectal, mais aussi, éventuellement, d'autres types de cancers.

Le saviez-vous?

  • Le cancer colorectal est également connu sous le nom de cancer de l'intestin ou de cancer du côlon
  • Il désigne une croissance cellulaire anormale dans le côlon (l'intestin) et le rectum.
  • Ces cellules anormales peuvent se développer pour devenir des polypes, c'est-à-dire des tumeurs bénignes (non cancéreuses).
  • Les polypes ne se transforment pas tous en cancer colorectal, mais le cancer colorectal est presque toujours causé par un polype.
Avec les informations de avec CBC

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