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Exclusif

Bernard Noël dans l’embarras pour un voyage en France

Le conseiller Bernard Noël, alors président du Grand prix cycliste de Saguenay

Le conseiller Bernard Noël, alors président du Grand prix cycliste de Saguenay

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Radio-Canada a appris qu'un autre élu de Saguenay a fait un voyage à Nice aux frais des contribuables.

En 2013, le conseiller Bernard Noël est allé assister au Tour de France avec sa conjointe et sa fille alors qu'il était président de la Coupe des nations de Saguenay.

Bernard Noël a lui-même organisé ce voyage pour aller observer les meilleurs cyclistes au monde. Il a passé deux jours sur la Côte d'Azur, un séjour qui aurait coûté environ 4000 $ à l'organisation de la Coupe des nations de Saguenay, un organisme sans but lucratif.

En novembre, Bernard Noël a démissionné de la présidence de l'événement.

Selon les informations obtenues par Radio-Canada, le trésorier de l'organisme a demandé à plusieurs reprises à M. Noël de rembourser la part de sa fille et de sa femme dans ses frais de voyage.

Le conseiller a finalement remboursé l'organisation de la Coupe des nations en février, huit mois après le voyage.

Bernard Noël aurait remboursé en douce la part de sa fille et de sa femme deux semaines après que Radio-Canada eut mis au jour le voyage de son collègue Fabien Hovington sur la Côte d'Azur.

Depuis, le Grand Prix cycliste de Saguenay a remplacé la Coupe des nations.

Malaise au conseil d'administration

Le nouveau conseil d'administration du Grand Prix cycliste de Saguenay a été mis au courant du voyage et du remboursement il y a quelques jours seulement.

Le président du Grand Prix cycliste, Steve Potvin, se sent trahi. « On a vu que des remboursements avaient été faits en février de cette année, au moment où j'étais président, et je n'en ai pas été informé », dit-il.

« C'est une situation où je ne suis plus confortable d'assumer la présidence et si j'avais eu ces informations-là en décembre, quand on m'a demandé d'assumer la présidence, je n'aurais pas accepté. »

— Une citation de  Steve Potvin, président du Grand Prix cycliste de Saguenay

Ces événements ont incité le président ainsi que deux autres membres du conseil d'administration ont démissionné. Ces départs mettent en péril la présentation du prochain Grand prix cycliste de Saguenay.

Les cyclistes au centre-ville de ChicoutimiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les cyclistes au centre-ville de Chicoutimi

Un voyage non approuvé

Le directeur général du Grand Prix cycliste, Gaétan Larouche, affirme que l'ancien conseil d'administration n'avait pas autorisé le voyage de M. Noël par l'adoption d'une résolution.

« On n'a pas trouvé de résolution dans les rapports de réunions et les autres membres savaient qu'il y avait eu un voyage, mais ne connaissaient pas tous les aléas », précise-t-il.

La nouvelle direction ajoute même que le voyage de Bernard Noël a été inutile et qu'aucun rapport de mission ne lui a été remis. « Ça ne m'a rien rapporté à moi, indique Gaétan Larouche. Je suis parti des documents que j'avais pour construire l'édition de cette année. »

Bernard Noël s'explique

Dans un communiqué, Bernard Noël a confirmé qu'il avait fait un voyage en France, en juillet 2013, pour assister à deux étapes du Tour de France.

Il explique que cette démarche avait notamment pour but d'examiner la possibilité de transformer l'événement de la Coupe des nations en une compétition cycliste professionnelle.

M. Noël précise également que les frais de transport et de séjour de sa conjointe et de sa fille ont été remboursés à la Coupe des nations.

Le conseiller soutient aussi que la majorité des administrateurs approuvaient le voyage, même si celui-ci a été fait sans avoir été autorisé par une résolution. Bernard Noël ajoute qu'il aurait dû être plus vigilant à titre de président du conseil d'administration et il tient à dégager de toute responsabilité les administrateurs.

Il affirme aussi avoir fait un rapport aux administrateurs à son retour de voyage.

De son côté, le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a demandé un avis de la Commission municipale du Québec.

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