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Les arbres abattus sur la rue Barrin

Sugar Sammy entame une tournée pancanadienne en s'arrêtant à Winnipeg.

Radio-Canada

Les citoyens ont perdu leur bataille pour empêcher l'abattage d'autres arbres par un promoteur sur la rue Barrin. Cinq arbres matures supplémentaires ont été coupés mercredi pour permettre la construction de jumelés dans le quartier Saint-Sacrement.

Des citoyens consternés ont assisté, impuissants, à la coupe des arbres qu'ils souhaitaient protéger à tout prix. Des policiers ont également assisté à l'opération pour s'assurer que tout se déroule dans le calme, malgré la grogne du voisinage.

« Ça me fait mal au coeur. Je trouve ça aberrant. C'est un vrai saccage », déplore la voisine immédiate Huguette Martel.

En tout, 14 arbres matures ont été abattus sur le terrain. Quatre ont pu être sauvés, dont deux qui seront transplantés ailleurs.

Le promoteur Marcel Bouchard a coupé les arbres en toute légalité puisqu'il détient tous les permis nécessaires de la Ville pour la poursuite de son projet immobilier. Et la Ville soutient qu'il était impossible de revenir en arrière.

Mais les citoyens croient qu'elle aurait pu faire plus, d'autant plus que le maire Régis Labeaume a affirmé que la situation n'avait « aucun bon sens » et que les choses devaient changer.

« Je trouve ça dommage qu'après avoir fait le constat de la part de la Ville qu'il y avait eu une erreur, qu'on ne s'applique pas à corriger l'erreur et qu'on accepte que les arbres soient coupés comme ça », affirme le conjoint de Mme Martel, Michel Beaumont.

Une politique revue

Le porte-parole de la Ville de Québec a rappelé le message du maire. « La Ville va revoir ses façons de faire, les procédures et les normes, pour éviter qu'une situation comme celle-ci se reproduise dans le futur », a mentionné David O'Brien.

Des 18 arbres abattus, cinq sont des arbres publics, appartenant à la Ville. Mais sans la bataille des citoyens, c'est probablement neuf qui seraient passés à la tronçonneuse.

« Avec tout le travail qui a été fait, on passe de neuf arbres qui devaient être abattus dans la zone publique à cinq, donc on en sauvegarde deux qui ne seront pas abattus et deux autres qui seront transplantés dans des terrains du quartier », précise M. O'Brien.

Les résidents avaient tenté la semaine dernière d'interrompre les travaux en mettant en demeure le promoteur, mais sans succès.

L'entrepreneur a toujours soutenu qu'il serait impossible de réaliser son projet en préservant les arbres.

Des ormes menacés?

Dans un autre dossier, l'organisme Québec Arbres s'inquiète du sort d'ormes centenaires qui bordent la Grande Allée en raison des travaux de réfection des réseaux d'aqueduc et d'égout dans le secteur. Cinq arbres sont menacés et une vingtaine d'autres risquent de connaître le même sort, soutient la président Johanne Elsener.

« On arrache le trottoir, on arrache la rue avec la machinerie et on ne protège pas les troncs. Ça amène des blessures au tronc, ça amène des blessures à la racine. Il faut absolument que ça cesse immédiatement et qu'on installe des mesures de protection », demande-t-elle.

L'arboriculteur Jean Lamontagne déplore que la Ville de Québec n'ait pris « aucune précaution » pour protéger les arbres.

« Il y a plein de mesures qu'on aurait pu prendre et qu'on n'a pas pris. Il n'y a pas eu de planches de bois pour protéger les arbres de la grosse machinerie. L'écorce est arrachée sur les troncs et les racines. Des radicelles qui font boire l'arbre pour le nourrir sont toutes arrachées », constate-t-il.

Ces arbres pourraient mourir dans quatre ou cinq ans, selon lui, si la Ville n'intervient pas.

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