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Pour les familles, pas simple d'économiser pour la retraite

Chez les Duriez-Lambert, l'économie pour les vieux jours ou pour les études des garçons n'est pas une priorité.

Geneviève Proulx

Comme bien des familles de leur génération, les Duriez-Lambert de Magog ne mettent pas l'épargne-retraite au premier rang de leurs priorités financières. Après avoir payé les comptes, profiter au quotidien de la vie avec leurs deux enfants est pour eux plus important.

Le couple de 38 ans a ouvert ses livres à Radio-Canada. Avec un revenu annuel de 80 000 $, Nathalie Duriez et Éric Lambert ne font pas de dépenses folles pour réussir à boucler leur budget.

« Il faut avoir un budget et trouver de petits trucs pour économiser. Pour les vêtements des enfants, on donne au suivant. Autant des gens me donnent du linge, autant on en repasse à d'autres. Si on va au cinéma, on y va l'après-midi, ça coûte moins cher. On n'achète pas à plein prix; toujours en spécial », cite en exemple la mère de famille.

Chaque semaine, elle passe au travers des circulaires pour trouver les meilleurs soldes. « Parce que ça coûte cher, l'épicerie », dit-elle, en précisant qu'elle dépense quelque 8000 $ par année pour nourrir sa famille. Nathalie Duriez participe aussi aux cuisines collectives pour réduire les coûts liés à l'alimentation.

Entre l'hypothèque, les taxes municipales et scolaires, les versements pour la voiture, les rénovations et l'augmentation des coûts d'électricité, il en reste bien peu au couple pour cotiser à un REER. Encore moins pour cotiser à un régime d'épargne-études.

Pour voir le graphique sur un appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre)

On fait des choix aussi. Si on veut faire plus de camping, on coupe sur le restaurant, des choses comme ça.

Nathalie Duriez

Nathalie Duriez ne bénéficie pas d'un régime de retraite avec son employeur, et son conjoint commence à peine à contribuer au sien. La cagnotte REER du couple est donc bien modeste.

« Ce qu'on a mis de côté, il faut s'en servir pour des dépenses non prévues. À la fin de l'année, quand c'est le temps d'acheter des REER ou des placements d'épargne-études, c'est souvent ça qu'on va éliminer en premier pour justement garder notre petit coussin en cas d'imprévus », explique Mme Duriez.

Les obligations familiales du présent laissent peu de place à la planification de leurs vieux jours.

Oui, on pense à notre avenir, mais je veux vivre le moment présent aussi. Moi, je n'ai pas bénéficié d'un régime d'épargne-études quand j'étais plus jeune. J'ai travaillé et je suis allée à l'école.

Nathalie Duriez

D'après un reportage d'Annie Corriveau

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