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La retraite en Ontario, un modèle unique en son genre

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L'Ontario, unique en son genre en matière de retraites

Photo : Terrance Emerson / istockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Trois millions de travailleurs ontariens n'ont pas de régime de retraite. C'est deux employés sur trois. Mais un nouveau régime créé par le gouvernement de l'Ontario et financé à parts égales par les travailleurs et leurs employeurs viendra bientôt changer la donne.

Un texte de Philippe LeblancTwitterCourriel

Le gouvernement ontarien réclame depuis quelques années, sans succès, que le gouvernement fédéral bonifie le Régime de pensions du Canada. Face à son refus, la province a décidé d'aller de l'avant seule et de créer son propre programme : le Régime de retraite de la province de l'Ontario, qui vient s'ajouter au Régime de pensions du Canada, aux REER et autres économies personnelles des Ontariens.

Il s'agit d'une des mesures adoptées dans le dernier budget de la province.

Fonctionnement du régime de pensions de l'Ontario

Le programme, qui sera implanté graduellement dans trois ans, vise à fournir une source de revenu prévisible à la retraite en mettant en commun les risques liés à la longévité et à l'investissement, tout en indexant les prestations à l'inflation, comme c'est le cas pour les prestations de retraite du Régime de pensions du Canada.

Le régime ontarien sera financé à parts égales par les travailleurs et leurs employeurs. La contribution équivaudra à 1,9 % du salaire de l'employé, pour un total de 3,5 milliards de dollars par année. Tout employeur qui n'offre pas de régime de retraite en ce moment sera obligé de contribuer au programme ontarien.

« Le gouvernement ontarien a profité de cette démarche-là pour être capable de créer une société moyenne plus juste, surtout du fait que la population vieillit, du fait que ces gens-là vont avoir des difficultés financières », affirme Gilles Levasseur, professeur de gestion et de droit à l'Université d'Ottawa.

C'est aussi une politique sociale pour l'ensemble de la province. Le gouvernement veut combattre la pauvreté et il faut assurer un avenir à ces gens-là.

Une citation de :Gilles Levasseur, professeur de gestion et de droit à l'Université d'Ottawa

Quelque 2,5 millions d'Ontariens ne bénéficient pas d'un régime de retraite de leur employeur, soit 66 % des travailleurs de la province.

Soulagement pour les jeunes travailleurs ontariens

Comme pour beaucoup de travailleurs de sa génération, les semaines de plus 80 heures de travail sont la norme pour Dave Nolan, qui partage son temps entre trois employeurs. À 36 ans, les yeux encore rougis de sommeil, la voix éraillée par le rhume, il carbure à l'idée d'avoir un jour amassé assez d'argent pour acheter une maison et se marier. Économiser lui semble presque impossible.

Un programme comme celui-ci me permettra d'envisager l'avenir avec moins d'appréhension. Je n'ai pas de régime de retraite, et assurer mes vieux jours n'est pas une priorité en ce moment. J'essaie d'économiser pour acheter une maison et me marier.

Une citation de :Dave Nolan

Les entreprises ontariennes opposées

La Chambre de commerce de l'Ontario, qui représente 60 000 entreprises employant 2,5 millions de travailleurs, dénonce le nouveau Régime de retraite de la province. L'organisme s'oppose à ce que les employeurs n'offrant pas de régime de retraite soient obligés de contribuer au programme.

« L'économie ontarienne demeure fragile, et ce n'est pas le temps d'ajouter une taxe sur la masse salariale », soutient le président de la Chambre de commerce de l'Ontario, Allan O'Dette. « La plupart des PME ont des marges de profit minimes et elles n'ont tout simplement pas les moyens de contribuer au régime de retraite ontarien », précise-t-il.

La Chambre de commerce de l'Ontario compte faire pression sur le gouvernement de Kathleen Wynne pour qu'il modifie son approche concernant les régimes de retraite.

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