•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un « somnambule » accusé d'agression sexuelle à Ottawa

La jeune femme sera de retour au palais de justice d'Ottawa en janvier.

La jeune femme sera de retour au palais de justice d'Ottawa en janvier.

Radio-Canada

Le procès d'un père de 49 ans accusé d'avoir agressé sexuellement sa fille de 7 ans s'est terminé mardi matin, au palais de justice d'Ottawa.

Le juge doit maintenant décider s'il accepte les explications de l'homme, qui soutient qu'il était dans un état de somnambulisme au moment des faits allégués. Sa décision est attendue pour le 12 novembre prochain.

Les événements se sont déroulés en décembre 2010 dans une résidence d'Ottawa. L'accusé est rentré à la maison en état d'ébriété et s'est couché. Au cours de la nuit, il a agressé sexuellement la jeune victime.

Selon la défense, l'homme souffrirait de sexsomnie, un trouble du sommeil reconnu par la médecine et qui fait en sorte qu'une personne peut avoir des relations sexuelles dans un état de semi-conscience ou même dans un état d'inconscience complet.

La Couronne prétend au contraire que l'accusé était pleinement conscient de ses gestes.

De plus, pendant le procès, le père de famille aurait donné trois versions différentes des événements, ce qui, selon la Couronne, entache sa crédibilité.

Des psychiatres ont étayé la thèse de chacune des parties au cours du procès.

La sexsomnie est une défense reconnue au Canada, même si elle demeure méconnue. Cette sous-catégorie du somnambulisme a déjà permis l'acquittement de personnes accusées d'agression sexuelle.

L'identité de l'accusé fait l'objet d'un interdit de publication afin de protéger l'identité de la victime.

D'après les informations de Pascale-Marie Dufour

Ottawa-Gatineau

Justice et faits divers