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Une longue liste de sujets à aborder avec Accurso

Tony Accurso

Tony Accurso

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La commission a déjà prévenu Tony Accurso qu'elle n'entendait pas l'interroger sur les dossiers pour lesquels il est accusé. Ses questions porteront plutôt sur ces différents aspects :

  • ses relations avec la FTQ-Construction, le Fonds de solidarité FTQ, le bras immobilier du Fonds de solidarité, la Fraternité interprovinciale des employés en électricité (FIPOE) et « différents officiers de ces entités »;
  • le financement des partis politiques, tant provinciaux que municipaux;
  • ses activités dans la grande région de Montréal (sauf Mascouche et Laval);
  • les différents contrats publics de construction obtenus du gouvernement provincial;
  • l'utilisation du bateau communément appelé le Touch;
  • ses liens, le cas échéant, avec des personnes liées au crime organisé;
  • les partenariats public-privé;
  • ses activités commerciales avec Hydro-Québec.

La fin d'une longue saga

Le témoignage de Tony Accurso a commencé après un long débat juridique, son avocat, Me Louis Belleau, ayant déposé une requête pour qu'il témoigne sous ordonnance de non-publication. Après avoir entendu ses arguments et ceux des médias, la juge France Charbonneau a conclu que les droits de M. Accurso « sont adéquatement protégés et que le caractère public de l'audience doit être maintenu ».

« Outre tous les considérants juridiques que votre avocat a plaidés devant les tribunaux, est-ce que vous avez des réticences à témoigner devant la commission? » a alors lancé la procureure Sonia LeBel.

« Pas du tout Madame », lui a répondu l'entrepreneur.

« Vous comprenez que vous êtes important pour nous aider à comprendre comment ce milieu-là fonctionne, évolue, et aussi pour comprendre ce qui a été déterminant pour le succès de vos entreprises. Est-ce que vous comprenez l'importance de votre témoignage dans ce cadre-là? », a-t-elle ajouté. « Oui. ».

La procureure en chef Sonia Lebel, qui mène son interrogatoire, a pris la parole quelques minutes à l'ouverture des travaux pour dire de quoi sera faite la dernière phase publique de la commission qui commence aujourd'hui.

La semaine du 2 septembre devrait donc être consacrée à Tony Accurso et celle du 8 à une brève incursion dans les règles d'attributions des contrats d'Hydro-Québec.

Depuis un an, Tony Accurso a multiplié les démarches judiciaires visant à casser son assignation à comparaître, mais en vain. La Cour suprême a fait savoir, le 8 août dernier, qu'elle refusait de l'entendre, scellant du coup l'issue de cette saga judiciaire. Il avait précédemment perdu sa cause devant la Cour supérieure et la Cour d'appel.

Tony Accurso faisait valoir que son témoignage pourrait alimenter les enquêtes à son endroit, alors qu'il fait face à une kyrielle d'accusations criminelles - fraude, fraude envers le gouvernement, complot pour fraude, abus de confiance, trafic d'influence et actes de corruption - dans le cadre des opérations Gravier(Mascouche) et Honorer(Laval), menées par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), et l'opération Coche, menée par la GRC.

L'an dernier, Revenu Québec a aussi déposé 928 chefs d'accusation contre l'entrepreneur et ses sociétés Simard-Beaudry Construction inc., Constructions Louisbourg ltée et Constructions Marton. Ils sont soupçonnés defausses déclarations, de fausses facturations, ainsi que d'avoir demandé indûment des crédits et des remboursements de taxes.

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