•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'État islamique revendique la décapitation d'un second otage américain

Image de la vidéo de la supposée décapitation du journaliste Steven Sotloff

Photo : AP

Radio-Canada

L'État islamique (EI) a revendiqué mardi et diffusé une vidéo non authentifiée de la décapitation de Steven Sotloff, un second journaliste américain, deux semaines après celle de James Foley.

Sur les images, un homme cagoulé menace également d'exécuter un otage britannique et met en garde les États contre tout soutien à « l'alliance diabolique de l'Amérique contre l'État islamique ».

Les djihadistes justifient l'exécution de leurs otages comme une mesure de représailles aux frappes aériennes menées depuis la mi-août par les États-Unis contre les combattants djihadistes sunnites dans le nord de l'Irak. Dans la vidéo, Steven Sotloff dit lui-même « payer [de sa vie] le prix » de l'intervention américaine en Irak.

Le bourreau de l'exécution semble être le même que celui qui était apparu dans la vidéo celle de décapitation de James Foley, parue le 19 août. Il a le même accent britannique et le décor désertique est également similaire.

« Je suis de retour, Obama, et je suis de retour en raison de ta politique étrangère arrogante envers l'État islamique, en raison de ton entêtement à poursuivre tes bombardements [...] sur le barrage de Mossoul, en dépit de nos sérieuses mises en garde », dit l'homme en noir.

Steven Sotloff, un journaliste pigiste, avait été enlevé le 4 août 2013 à Alep, en Syrie, près de la frontière avec la Turquie, mais son enlèvement avait été tenu secret.

« Répugnant et abject »

La Maison-Blanche a dit procéder à des vérifications afin d'authentifier l'enregistrement repéré par le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE. Certaines sources américaines n'ont néanmoins guère de doute sur sa véracité.

« Si elle est authentique, nous sommes horrifiés par le meurtre brutal d'un journaliste américain innocent et adressons nos plus profondes condoléances à sa famille et ses amis », a dit Bernadette Meehan, porte-parole du Conseil de sécurité nationale.

Le premier ministre britannique, David Cameron, a condamné, s'il est avéré, « un acte absolument répugnant et abject », tandis que le président français François Hollande a condamné « avec horreur une exécution abominable » si « elle était confirmée ».

Sur son compte Twitter, le premier ministre canadien Stephen Harper s'est quant à lui dit « horrifié » de l'assassinat d'une « façon barbare » de Steven Sotloff aux mains de l'EI. « Ses proches sont dans nos pensées et nos prières », a-t-il ajouté.

Le ministre irakien sortant des Affaires étrangères, Hochiar Zebari, a quant à lui condamné un « exemple de sauvagerie ». « Nous avons un ennemi commun », a-t-il dit en s'adressant aux Occidentaux, « et le monde entier doit se tourner dans la même direction pour faire cesser cette sauvagerie et cette brutalité. »

Notre dossier

Des gains sur le terrain, mais toujours pas de stratégie

Pendant ce temps, les parlementaires américains ont réclamé mardi au président Barack Obama la mise en place urgente d'un plan pour vaincre l'EI en Syrie et en Irak. Le président américain affirmait la semaine dernière ne pas encore avoir de « stratégie » contre l'EI.

Sur le terrain, les forces irakiennes ont remporté mardi une nouvelle victoire face à l'EI en s'emparant de portions d'une autoroute stratégique qui relie le nord du pays à Bagdad, après avoir brisé dimanche le siège imposé par les djihadistes à la ville d'Amerli, puis repris lundi la petite cité de Souleimane Bek. L'armée, les combattants kurdes et les miliciens chiites ont également reconquis mi-août le barrage de Mossoul.

Selon une personne ayant des liens avec l'EI, le groupe radical islamiste avait beaucoup souffert des frappes américaines, avant l'exécution filmée de James Foley et la vidéo macabre de la décapitation d'un combattant kurde.

« La défaite de l'État islamique dans la bataille du barrage de Mossoul a contribué à dégonfler le moral des combattants et les frappes américaines sont également parvenues à restreindre leurs opérations sur le terrain », a dit cet homme sous le sceau de l'anonymat.

Conflit syrien : onde de choc au Moyen-Orient
Avec les informations de Reuters, Agence France-Presse, et La Presse canadienne

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.

International