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Détecter le virus Ebola en 30 minutes

Un homme regarde dans un microscope

Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une nouvelle technique développée par des chercheurs japonais permet de dépister le virus Ebola en 30 minutes. Ce test pourrait permettre de diagnostiquer rapidement l'infection même dans des pays où les équipements font défaut.

Le professeur Jiro Yasuda et son équipe de l'Université de Nagasaki estiment que leur méthode est non seulement efficace dans des délais très courts, mais également moins chère que le système actuellement utilisé en Afrique de l'Ouest, où le virus a déjà tué plus de 1500 personnes dans quatre pays.

L'équipe nippone a mis au point ce que l'on nomme en biologie une « amorce » qui amplifie seulement les gènes spécifiques du virus Ebola lorsqu'il est présent.

Le procédé

De l'acide ribonucléique (ARN) est extrait des éventuels virus présents dans un échantillon de sang, après la désactivation de ceux-ci.
Puis, à partir de ces informations de codage, est créée une séquence ADN qui est mélangée à l'amorce dans une éprouvette. Le tout est ensuite chauffé à 60-65 degrés Celsius.

Si le virus s'y trouve, l'ADN spécifique à Ebola est amplifié en 30 minutes et, le cas échéant, le liquide dans l'éprouvette devient trouble, ce qui donne alors une confirmation visuelle de l'infection.

À l'heure actuelle, une méthode appelée réaction en chaîne de la polymérase, ou PCR, est largement utilisée pour détecter le virus Ebola. Elle consiste à répliquer un gène plusieurs fois de suite afin d'avoir suffisamment de matière à analyser. Elle a pour inconvénient d'exiger du matériel spécifique et de prendre une à deux heures.

« Le nouveau procédé japonais, lui, ne nécessite qu'un simple équipement de chauffage, alimenté par une batterie, et le tout ne coûte que quelques centaines de dollars, un prix que les pays en développement devraient être en mesure de payer. »

— Une citation de  Jiro Yasuda

Les scientifiques japonais ajoutent que leur test est prêt à être utilisé.

La semaine dernière, des chercheurs rapportaient dans la revue Nature des résultats qui montrent qu'un traitement a réussi à guérir des singes infectés par l'Ebola.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déjà recensé 1552 morts sur 3069 cas détectés au Liberia, en Guinée, en Sierra Leone, au Nigeria et, depuis vendredi, au Sénégal, où un premier malade a été confirmé, un étudiant guinéen ayant échappé à la surveillance dans son pays.

Avec les informations de Agence France-Presse

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