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Les Percéides : un 6e festival qui brille encore

Les Percéides brillent pour une 6e année
Radio-Canada

Le 6e Festival international de cinéma et d'art, Les Percéides, prend fin dimanche soir à Percé. L'événement propose des projections sous les étoiles et, pour une deuxième année, des films en salle à la Vielle usine de l'Anse-à-Beaufils de Percé.

Pour ce sixième festival de cinéma, les organisateurs ont sélectionné 50 films d'auteurs. Différents genres cinématographiques sont présentés, tels le court et le long-métrage, le documentaire, la fiction et le cinéma d'animation.

Les Percéides accueillent également une vingtaine d'invités.

« Le festival joue un rôle aussi de médiateur culturel, soutient le directeur artistique des Percéides, François Cormier. Ce qui est extraordinaire dans ce festival-là, c'est que les gens voient les films et ils peuvent en discuter avec les cinéastes, donc il y a des rencontres, des échanges. C'est très enrichissant! »

Les cinéphiles ont notamment pu s'entretenir avec le réalisateur Rémi St-Michel, dont le film Petit frère a été sélectionné lors du dernier Festival de Cannes.

« Rejoindre le public, chaque fois qu'on présente le film, que ce soit à Percé, au Mexique ou à Cannes, présenter le film à des gens qui ne l'ont pas vu et de voir leur réactions, c'est ça qui est toujours agréable », soutient Rémi St-Michel.

Présentation d'un film lors du festival Les PercéidesPrésentation d'un film lors du festival Les Percéides Photo : Les Arts et la Ville

« Même affaire qu'à Cannes, même affaire, lance en riant le comédien Éric K. Boulianne, qui tient un rôle dans Petit frère. Non, mais on est content, c'est la première qu'on le présente dans une salle au Québec. »

Pour les cinéphiles, le festival est une occasion en or à ne pas rater, dans une région où le cinéma de répertoire est difficilement accessible.

« Il y a des perles qui sont faits avec ce médium-là », lance l'ex-professeur en arts au campus de Gaspé, Marius Jomphe.

« C'est l'ambiance et le fait aussi de retrouver les gens qui aime le cinéma et avec qui on peut en discuter après », souligne une autre cinéphile.

Le festival des Percéides récompense également divers artisans du cinéma. Le documentariste, Moïse Marcoux-Chabot, qui a réalisé le film l'Espouère, incarné par le slameur-environnementaliste de la Baie-des-Chaleurs, Bilbo Cyr, a reçu une bourse Desjardins de 1500$, vendredi.

« Le concours m'a stimulé à réaliser ce film, soutient M. Marcoux-Chabot, puis à le soumettre. Depuis l'année passée, il a fait un beau petit tour du Québec et de la France aussi. Cette année, je revenais pour le présenter. »

Le Festival international de cinéma et d'art a également comme mandat de soutenir la relève,

« L'objectif est de stimuler la création du cinéma en Gaspésie, soutient François Cormier. Donc, essayer de déceler de nouveaux talents, des nouvelles tendances de jeunes qui travaillent maintenant avec des nouvelles technologies. »

Le festival des Percéides dispose d'un budget de 110 000 $. Il attire environ 1500 cinéphiles durant quatre jours.

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