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Le NPD veut un centre de santé et de recherche à Grassy Narrows

Le docteur Kazuhito Tsuruta examine un résident de Grassy Narrows qui souffre de la contamination au mercure.

Photo : Martine Laberge

Radio-Canada

Le Nouveau Parti démocratique de l'Ontario demande la création d'un centre de santé et de recherche sur l'empoisonnement au mercure à Grassy Narrows.

C'est ce qu'a annoncé dans un communiqué la porte-parole de l'opposition en matière d'affaires autochtones, Sarah Campbell.

Un tel centre pourrait non seulement soulager la souffrance, mais permettrait la création d'emplois dans une communauté qui en a cruellement besoin, et pourrait devenir un pôle de recherche et d'innovation médicales.

Sarah Campbell, députée néo-démocrate de Kenora-Rainy River, Porte-parole de l'opposition (Affaires autochtones)

Des chercheurs japonais à Grassy Narrows

Une équipe de chercheurs japonais vient de terminer un séjour à Grassy Narrows, dans le Nord-Ouest ontarien. La communauté autochtone située au nord de Kenora a été touchée par une importante contamination au mercure dans les années 1970.

Une papetière située à Dryden avait déversé du mercure dans une rivière. Depuis, de nombreux résidents de Grassy Narrows souffrent entre autres de nombreux problèmes neurologiques.

Le Dr Akitomo Shimoji fait partie de l'équipe de chercheurs japonais qui s'est rendue dans la réserve. Dans une petite salle d'examen du poste sanitaire de Grassy Narrows, il a ausculté Bill Fobister, un résident de 68 ans.

Je perds l'équilibre et je ne goûte plus la nourriture.

Bill Fobister, résident de Grassy Narrows

L'extrait d'un reportage de novembre 1970 (en anglais)

Changer les critères d'indemnisation

Le Conseil d'aide aux personnes souffrant d'incapacité due à la pollution au mercure est l'organisme qui attribue des indemnités aux personnes qui souffrent des effets toxiques du métal lourd.

Les critères d'admissibilité ont récemment été critiqués. La présidente du Conseil, Margaret Wanlin, croit qu'il faut être particulièrement vigilant lorsqu'il s'agit d'offrir des compensations dans des communautés où le taux de chômage est élevé. En moyenne, les victimes reçoivent 400 $ par mois.

Le Dr Masanori Hanada affirme que le Japon a changé ses critères, mais qu'ici, au Canada, les critères sont les mêmes depuis les années 1980. « Ça fait 30 ans, dit-il, la recherche médicale avance. Il faut changer. Cette occasion était importante pour moi pour voir ce qui se passe et pour transmettre notre message ».

Parmi les revendications de la communauté :

  • Reconnaissance : reconnaître la présence de la maladie de Minamata à Grassy Narrows, présenter des excuses et accepter la responsabilité de la réparation des dégâts.
  • Compensation : indemniser toutes les personnes chez qui la maladie a été diagnostiquée par les médecins japonais et indexer rétroactivement le montant des indemnités selon l'inflation; mettre les procédures de diagnostic et les indemnités au niveau des normes japonaises.
  • Santé : créer un centre de traitement du mercure à Kenora; payer tous les frais des résidents de Grassy Narrows qui doivent se rendre à des rendez-vous médicaux; renforcer les règles de sécurité de Santé Canada relatives au mercure. pour protéger tout le monde.

D'après le reportage de Martine Laberge.

En 2010, la communauté demandait que les gouvernements fédéral et provincial reconnaissent les torts causés par le mercure

Ontario

Autochtones