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Une solution politique pour le déséquilibre fiscal, mais il faudra du temps 

Les premiers ministres des provinces et les représentants des Premières Nations réunis à Charlottetown dans le cadre du Conseil de la Fédération.

Les premiers ministres des provinces et les représentants des Premières Nations réunis à Charlottetown dans le cadre du Conseil de la Fédération.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les provinces ont parlé d’une même voix à Charlottetown sur le sujet du déséquilibre fiscal à l'occasion du Conseil de la fédération. Cela réjouit l'ex-ministre libéral Benoit Pelletier, qui dit  croire à une solution politique. Le constitutionnaliste rappelle toutefois que cela nécessitera du temps et « beaucoup d’insistance ».

Les premiers ministres ont convenu une nouvelle fois hier qu'il fallait plus d'argent du gouvernement fédéral, notamment pour le secteur de la santé et les infrastructures.

Depuis quelques années, on avait l’impression  que ce sujet n’était plus une priorité pour les premiers ministres provinciaux.

Une citation de :Benoit Pelletier de la Faculté de Droit à l’Université d’Ottawa

M. Pelletier, qui fut ministre des Affaires intergouvernementales sous Jean Charest de 2003 à 2008, a rappelé, en entrevue à Radio-Canada, que le Québec a toujours dit que le déséquilibre fiscal était « un problème structurel et non pas ponctuel ». Il est « enraciné dans notre système fiscal et politique », ajoute-t-il.

Ottawa engrange des surplus tandis que des provinces peinent à atteindre l'équilibre budgétaire, souligne-t-il, un constat partagé par les gouvernements provinciaux  et appuyé par le rapport du Conference Board du Canada.

Le rapport intitulé Un parcours difficile à négocier : les perspectives économiques et budgétaires du Canada conclut en effet à une disparité croissante entre les provinces  et le gouvernement fédéral.

Le Conference Board estime  que cette situation aura « des répercussions considérables sur la capacité des provinces à offrir des services publics de qualité ».

C’est en rang serré que les provinces devraient s’attaquer à ce problème, laisse entendre M. Pelletier. Si elles le voulaient vraiment, la question du déséquilibre fiscal pourrait devenir un enjeu pour la prochaine élection fédérale, précise-t-il.

Sur un éventuel « axe Ontario-Québec »,  Benoit Pelletier dit également y croire. Il situe cet axe autour de deux objectifs. Le premier est de « s’organiser au centre du Canada » face aux provinces de l’ouest qui concluent entre elles des ententes et des rapprochements économiques et commerciaux. Le deuxième s’articule autour d’un message en direction d’Ottawa pour expliquer que le Québec est capable  d’avoir des alliés.

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