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Charlottetown : Philippe Couillard se souvient de l'échec de Meech 

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, à Charlottetown.

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, à Charlottetown.

Photo : Christinne Muschi / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'occasion était trop belle et Philippe Couillard s'en est emparé : dans la salle historique où les Pères de la Nation ont posé les premiers jalons de la Confédération canadienne, il y a un siècle et demi, le premier ministre du Québec a rappelé à ses collègues ministres des provinces et des territoires que le Québec n'avait pas oublié les épisodes négatifs du rapatriement de la Constitution en 1982 et de l'accord du Lac Meech, en 1990. 

Son allocution, le premier ministre Couillard l'a prononcée alors que s'ouvrait la 55e conférence annuelle des premiers ministres des provinces et territoires à Charlottetown, à l'Île-du-Prince-Édouard. Et ce, à moins de trois ans des célébrations du 150e anniversaire de la Confédération canadienne. 

« Dans cette salle, j'ai exprimé au nom de tous les Québécois, au moins les Québécois fédéralistes, que nous voulons contribuer au progrès et à la vitalité du Canada, notamment sur le plan économique et de la qualité de vie. Mais j'ai également rappelé [...] les demandes traditionnelles du Québec. Les épisodes du rapatriement de la Constitution en 1982 et de l'accord du Lac Meech demeurent importants pour les Québécois, non prioritaires, mais cependant importants. »

— Une citation de  Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, au Conseil de la fédération à Charlottetown.

Alors qu'il répondait aux questions des journalistes, par la suite, le premier ministre québécois a qualifié ces épisodes « d'événements négatifs significatifs » pour le Québec. Ce ne sont pas des sujets clos pour les Québécois, a-t-il précisé en anglais. 

Cependant Philippe Couillard s'est bien gardé d'en faire son premier cheval de bataille. Les priorités des Québécois, dit-il en substance, à l'instar de celles des autres Canadiens, se concentrent sur l'économie, l'emploi, la qualité de vie et les services publics. 

Le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard, Robert GhizAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard, Robert Ghiz

Dans un autre point de presse, le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard, Robert Ghiz, qui est l'hôte de la conférence, a salué la présence de M. Couillard au Conseil de la fédération. Et il a accepté de parler Constitution, affirmant qu'advenant que le gouvernement fédéral veuille ouvrir le débat, il y aurait moyen de le faire :

« S'il y un premier ministre plus tard qui veut ouvrir les portes de la Constitution, on va regarder ça.Le gouvernement fédéral n'en est pas là maintenant, mais c'est excellent que nous ayons un premier ministre du Québec qui est fédéraliste. »

— Une citation de  Le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard, Robert Ghiz

La première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark, affirme pour sa part qu'il y a peu de chances que ses homologues et elle discutent de la place du Québec dans la Constitution. Elle soutient qu'elle-même n'a aucune intention d'aborder le sujet, ajoutant que les priorités des premiers ministres provinciaux sont la création d'emploi et la croissance économique. S

elon elle, il n'est pas logique de parler de la Constitution au moment où le Canada fait face à un ralentissement de l'économie et à une augmentation de la concurrence étrangère. Mme Clark a ensuite tendu la main à Philippe Couillard, en faisant l'éloge de ses contributions au début de la conférence.

Avec les informations de La Presse canadienne

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