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Les libéraux maintiendraient un fonds de relance pour le Nord

Brian Gallant et des candidats libéraux
Le chef du Parti libéral, Brian Gallant, a procédé à l'annonce du fonds de relance du Nord du Nouveau-Brunswick à Bathurst. Photo: Julie-Anne Lapointe
Radio-Canada

Le Parti libéral du Nouveau-Brunswick a annoncé qu'il relancerait les fonds pour le nord et la région de Miramichi qui prendront fin en 2015.

Les libéraux souhaitent financer des infrastructures stratégiques et l'accès au capital dans cette région.

Le fonds d'infrastructure et de capital pour le nord du Nouveau-Brunswick serait établi à 20 millions $ par année sur six ans. 

Le fonds d'infrastructure et de capital pour Miramichi serait pour sa part établi 5 millions $ par année sur six ans.

En 2011, le gouvernement progressiste-conservateur annonçait un fonds de 200 millions $ pour le nord de la province et 50 millions $ pour la région de Miramichi. La durée de ce plan est de quatre ans. 

Ces fonds seront spécifiquement consacrés à la création d'emplois mesurables. Nous financerons l'infrastructure stratégique et aiderons les entreprises ayant un collatéral déprécié à accéder au capital.

Brian Gallant, chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick.

Un dossier chaud

Relancer l'économie des régions du Nord est l'un des principaux défis des divers gouvernements de la province. Depuis la fin des années 1990, on a investi près de 1 milliard de dollars par l'entremise de divers fonds.

Armand Caron a suivi de près l'octroi de ces enveloppes. Il avait été nommé par Camille Thériault en 1999 sous-ministre au Développement économique. La nomination a été rapidement annulée lors de l'arrivée de Bernard Lord au pouvoir un mois plus tard.

Aujourd'hui, M. Caron reste partagé quant à l'impact réel de ces fonds. « Beaucoup de gens à travers ces plans-là ont vécu de l'espoir. Un espoir qui parfois s'est amenuisé parce que les résultats escomptés n'étaient pas atteints », dit-il.

Parmi les résultats escomptés figurent la création d'emplois et un changement dans la tendance démographique, mais la réalité est tout autre.

La région de Gloucester, par exemple, a perdu près de 10 000 résidents dans les dernières années. Si le nombre d'emplois a légèrement augmenté, le taux de chômage est demeuré quasi inchangé à environ 16 %.

Dans les trois premiers mois de 2014 seulement, l'exode s'est accéléré et la province a perdu 940 citoyens. Depuis 2012, la province a perdu 2500 résidents.

Malgré tous les investissements dans le Nord, le sud du Nouveau-Brunswick reçoit toujours la grande part du gâteau, selon une étude réalisée il y a cinq ans.

Les investissements en capitaux du gouvernement du Nouveau-Brunswick étaient inférieurs dans le Nord lorsqu'on les calculait sur une base per capita. Les gens du Nord se sont toujours plaints de ne pas recevoir les sommes auxquels ils auraient eu droit en termes de développement économique. C'est la raison pour laquelle le gouvernement avait décidé d'aller de l'avant avec des enveloppes spécifiques.

André LeClerc, économiste.

 Le nord du Nouveau-Brunswick réussira-t-il à changer son destin? « Je rêve pour le Nouveau-Brunswick du développement d'une politique sur la ruralité, du développement économique rural. Et les gens veulent toujours y croire » dit Armand Caron.

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