•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Troubles mentaux : les policiers en quête d'une meilleure approche

Police SPVM Montréal

Photo : Daniel Herrera Castillo

La Presse canadienne

Un nouveau rapport indique que les policiers ont aujourd'hui davantage d'interactions avec des personnes souffrant de troubles mentaux qu'il y a cinq à sept ans.

L'Association canadienne des chefs de police a souvent répété que les policiers sont de plus en plus régulièrement les premiers répondants pour les gens souffrant de troubles mentaux.

Selon la Commission de la santé mentale du Canada, le manque de ressources pour offrir des services, des traitements et du soutien aux personnes aux prises avec des troubles mentaux et des maladies mentales, de même que les attitudes et les comportements stigmatisants du public, continuent de faire en sorte que l'on s'attend à une intervention policière quand ces personnes sont en crise.

Le plus récent rapport de la commission, rendu public mercredi, souligne que la majorité des organisations policières offrent une formation raisonnable pour permettre aux agents de composer avec de telles situations, mais formule tout de même 16 recommandations.

La commission juge notamment que l'apprentissage policier doit mettre de l'avant un recours plus uniforme aux interventions non physiques plutôt qu'au recours à la force. Elle privilégie aussi « une formation sur la lutte contre la stigmatisation pour éliminer les attitudes qui créent la discrimination », de même qu'une « formation permettant de mieux comprendre les symptômes de la maladie mentale et d'évaluer l'influence de cette maladie sur le comportement et les attitudes d'une personne ».

Le rapport a été diffusé à l'occasion de la conférence annuelle de l'Association canadienne des chefs de police à Victoria, en Colombie-Britannique.

Le chef de police de Saskatoon, Clive Weighill, nouveau président de l'association, croit que les personnes atteintes de troubles mentaux ont besoin du système de santé et non du système judiciaire.

Société