•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les mini-maisons, moins chères et plus écologiques

Les explications de Marie-Josée Paquette-Comeau.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Habiter dans une maison trois fois plus petite qu'une maison unifamiliale moyenne, ce sera bientôt possible au Québec. Des acheteurs se montrent déjà intéressés. Pourquoi? Notamment parce que les mini-maisons coûteront trois fois moins cher.

Un reportage de Francis LabbéTwitterCourriel

Trois entreprises de la Rive-Nord se sont tournées récemment vers la fabrication et la vente de mini-maisons. Elles sont convaincues qu'il s'agit là d'un produit de niche qui deviendra très populaire au cours des prochaines années. Surtout qu'une mini-maison - terrain inclus - pourrait coûter aussi peu que 80 000 $.

« Tout coûte cher », explique Gabriel Parent-Leblanc, président d'Habitations MicroÉvolution. « Le prix des propriétés a explosé depuis 10 ans. Les coûts de l'énergie et de la nourriture augmentent constamment eux aussi. »

De plus, les mini-maisons sont construites dans le but précis de consommer le moins d'énergie possible. « J'ai ajouté un panneau mural pour réchauffer l'air à l'intérieur en hiver et des cellules pour l'énergie solaire sur le toit. Avec ces deux équipements, qui feront diminuer le coût en énergie, la mini-maison que nous proposons vaut environ 50 000 $ », ajoute M. Parent-Leblanc.

Moins cher d'entretien

Un coût et une consommation d'énergie moindres : voilà deux arguments qui ont convaincu de jeunes adultes de passer à la mini-maison dès que possible.

Didier Merette-Dufresne, de Laval, fera l'acquisition d'une mini-maison.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Didier Merette-Dufresne, de Laval, fera l'acquisition d'une mini-maison.

Photo : Francis Labbé

« Ça fait des années que je cherche une maison abordable dans des dimensions qui me conviennent, sans tout ce superflu », explique Didier Merette-Dufresne, un Lavallois qui a décidé de s'acheter une mini-maison.

Mélanie Roux, originaire de Montréal, a décidé de faire la même chose « pour le prix, pour le côté écologique et pour le choix ».

« Je ne voulais plus payer d'hypothèque », explique pour sa part Marc Leblanc. Il a réservé un terrain et a commencé la construction de sa mini-maison, qu'il installera dans un nouveau projet à Lantier, près de Sainte-Agathe.

Le projet en question, appelé Le Hameau de La Source, a séduit la municipalité de Lantier. L'entreprise qui gère le projet, Habitat Multi Générations, croit qu'il s'agit d'un concept qui pourrait convenir à plusieurs municipalités québécoises.

C'est une maison qui ne coûtera presque rien à construire, parce qu'elle est faite à partir de matériaux simples et moins volumineux, et c'est aussi une maison qui ne coûtera presque rien à chauffer.

Une citation de :Marc Leblanc, futur propriétaire d'une mini-maison

En demande dans les municipalités du Québec

La municipalité de Lantier, à l'est de Sainte-Agathe, dans les Laurentides, risque de devenir la première ville à développer un quartier composé entre autres de mini-maisons.

Nous croyons que ce genre de produit résidentiel, qui coûte moins cher, conviendra à beaucoup de gens.

Une citation de :Richard Forget, maire de Lantier
Richard Forget, maire de Lantier.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Richard Forget, maire de Lantier.

Photo : Francis Labbé

« C'est une façon pour nous d'attirer de nouveaux résidents et de consolider le coeur de notre municipalité, qui s'est déterioré ces dernières années », poursuit le maire.

« Nous sommes en train de finaliser les changements réglementaires requis pour développer un premier quartier et nous en prévoyons aussi un deuxième. »

Lantier n'est pas la seule municipalité intéressée par les mini-maisons. L'entreprise de Boisbriand Darcom Innovations fabriquera très bientôt des mini-maisons dans des conteneurs maritimes recyclés. Après un passage remarqué à l'émission Dans l'oeil du dragon, en avril dernier, elle a reçu des appels d'un peu partout au Québec.

« Nous avons eu des contacts avec des municipalités de Lanaudière, de l'Outaouais, de l'Estrie et même du Nouveau-Brunswick », explique le président de l'entreprise, Daniel Rodrigue.

« Nous ne sommes qu'au début du mouvement, mais dans les prochains mois, nous savons que la demande sera beaucoup plus grande. C'est maintenant que ça se passe », conclut-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !