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Les mini-maisons, moins chères et plus écologiques

Radio-Canada

Habiter dans une maison trois fois plus petite qu'une maison unifamiliale moyenne, ce sera bientôt possible au Québec. Des acheteurs se montrent déjà intéressés. Pourquoi? Notamment parce que les mini-maisons coûteront trois fois moins cher.

Un reportage de Francis LabbéTwitterCourriel

Trois entreprises de la Rive-Nord se sont tournées récemment vers la fabrication et la vente de mini-maisons. Elles sont convaincues qu'il s'agit là d'un produit de niche qui deviendra très populaire au cours des prochaines années. Surtout qu'une mini-maison - terrain inclus - pourrait coûter aussi peu que 80 000 $.

« Tout coûte cher », explique Gabriel Parent-Leblanc, président d'Habitations MicroÉvolution. « Le prix des propriétés a explosé depuis 10 ans. Les coûts de l'énergie et de la nourriture augmentent constamment eux aussi. »

De plus, les mini-maisons sont construites dans le but précis de consommer le moins d'énergie possible. « J'ai ajouté un panneau mural pour réchauffer l'air à l'intérieur en hiver et des cellules pour l'énergie solaire sur le toit. Avec ces deux équipements, qui feront diminuer le coût en énergie, la mini-maison que nous proposons vaut environ 50 000 $ », ajoute M. Parent-Leblanc.

Moins cher d'entretien

Un coût et une consommation d'énergie moindres : voilà deux arguments qui ont convaincu de jeunes adultes de passer à la mini-maison dès que possible.

Didier Merette-Dufresne, de Laval, fera l'acquisition d'une mini-maison.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Didier Merette-Dufresne, de Laval, fera l'acquisition d'une mini-maison.

Photo : Francis Labbé

« Ça fait des années que je cherche une maison abordable dans des dimensions qui me conviennent, sans tout ce superflu », explique Didier Merette-Dufresne, un Lavallois qui a décidé de s'acheter une mini-maison.

Mélanie Roux, originaire de Montréal, a décidé de faire la même chose « pour le prix, pour le côté écologique et pour le choix ».

« Je ne voulais plus payer d'hypothèque », explique pour sa part Marc Leblanc. Il a réservé un terrain et a commencé la construction de sa mini-maison, qu'il installera dans un nouveau projet à Lantier, près de Sainte-Agathe.

Le projet en question, appelé Le Hameau de La Source, a séduit la municipalité de Lantier. L'entreprise qui gère le projet, Habitat Multi Générations, croit qu'il s'agit d'un concept qui pourrait convenir à plusieurs municipalités québécoises.

C'est une maison qui ne coûtera presque rien à construire, parce qu'elle est faite à partir de matériaux simples et moins volumineux, et c'est aussi une maison qui ne coûtera presque rien à chauffer.

Marc Leblanc, futur propriétaire d'une mini-maison

En demande dans les municipalités du Québec

La municipalité de Lantier, à l'est de Sainte-Agathe, dans les Laurentides, risque de devenir la première ville à développer un quartier composé entre autres de mini-maisons.

Nous croyons que ce genre de produit résidentiel, qui coûte moins cher, conviendra à beaucoup de gens.

Richard Forget, maire de Lantier
Richard Forget, maire de Lantier.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Richard Forget, maire de Lantier.

Photo : Francis Labbé

« C'est une façon pour nous d'attirer de nouveaux résidents et de consolider le coeur de notre municipalité, qui s'est déterioré ces dernières années », poursuit le maire.

« Nous sommes en train de finaliser les changements réglementaires requis pour développer un premier quartier et nous en prévoyons aussi un deuxième. »

Lantier n'est pas la seule municipalité intéressée par les mini-maisons. L'entreprise de Boisbriand Darcom Innovations fabriquera très bientôt des mini-maisons dans des conteneurs maritimes recyclés. Après un passage remarqué à l'émission Dans l'oeil du dragon, en avril dernier, elle a reçu des appels d'un peu partout au Québec.

« Nous avons eu des contacts avec des municipalités de Lanaudière, de l'Outaouais, de l'Estrie et même du Nouveau-Brunswick », explique le président de l'entreprise, Daniel Rodrigue.

« Nous ne sommes qu'au début du mouvement, mais dans les prochains mois, nous savons que la demande sera beaucoup plus grande. C'est maintenant que ça se passe », conclut-il.

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