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Les itinérants, nombreux à Saint-Boniface

Le reportage de Louis-Philippe Leblanc
Radio-Canada

La mort de Faron Hall, cet itinérant autochtone retrouvé dans la rivière Rouge la semaine dernière, retient l'attention sur les services aux sans-abri de Winnipeg.

Faron Hall, à qui un dernier hommage a été rendu mardi à la maison Thunderbird de Winnipeg, vivait au centre-ville. Toutefois, selon l'intervenante communautaire Marion Gillis, de nombreux itinérants autochtones désertent ce quartier. 

« Si vous pensez au peuple autochtone et à leur mode de vie, la terre et les gens ne forment qu'un », dit-elle, en expliquant que le chaos de la ville ne correspond pas à leurs valeurs.

Plusieurs se retrouvent dans des quartiers plus tranquilles comme Saint-Boniface, dit-elle, où la nature est plus accessible.

Cependant, l'intervenante déplore l'absence de services pour sans-abri dans le quartier. « Les itinérants ne sont pas compris et pris en compte ici à St-Boniface. »

Elle croit que Saint-Boniface devrait leur offrir un lieu de rencontre ainsi que des services de base. « Un lieu où les gens peuvent se réunir. Ça permettrait de retrouver et de préserver la dignité de ceux qui mènent une telle vie. »

Cependant, selon le directeur général du centre Flavie-Flaurent, Gilbert Vielfaure, cela ne constituerait qu'une partie de la solution.

Pour vraiment [aider une personne sans-abri], il ne faut pas seulement chercher à satisfaire un besoin immédiat. Il faut lui donner la capacité de sortir de sa pauvreté.

Gilbert Vielfaure, directeur général du centre Flavie-Flaurent,

Au moins 200 000 personnes vivent une situation d'itinérance chaque année au Canada, selon une étude nationale menée par les organisations L'Alliance canadienne pour mettre fin à l'itinérance et The State of Homelessness in Canada.

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