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L'étau se resserre autour du bourreau de James Foley

Un homme tient un affiche à la mémoire de James Foley, lors d'une manifestation à Times Square contre le régime de Bachar Al-Assad (23 août 2014).
Un homme tient un affiche à la mémoire de James Foley, lors d'une manifestation à Times Square contre le régime de Bachar Al-Assad (23 août 2014). Photo: Carlo Allegri/Reuters
Radio-Canada

L'étau se resserre autour de l'homme qui a décapité le journaliste américain James Foley. « Nous sommes tout près d'identifier cet individu », a assuré dimanche l'ambassadeur de Grande-Bretagne aux États-Unis, Peter Westmacott, sur les ondes de CNN.

Selon lui, « beaucoup de moyens » ont été mis à contribution afin d'identifier l'homme cagoulé figurant dans la vidéo diffusée mardi par l'État islamique, notamment des technologies de reconnaissance vocale.

Le bourreau s'était exprimé avec un anglais teinté d'un accent britannique, ce qui avait tout de suite mis la puce à l'oreille des autorités.

Abdel-Majed Abdel Bary, en performance pour SB.TVAbdel-Majed Abdel Bary, en performance pour SB.TV sous le pseudonyme L-Jinny Photo : Youtube

Le quotidien britannique The Independant a souligné dimanche que le profil du djihadiste tueur correspond à celui d'Abdel-Majed Abdel Bary, un rappeur de 23 ans connu en Grande-Bretagne sous le nom de L-Jinny ou Lyricist Jinn. 

Le parcours du musicien a gravement dévié en 2013, lorsqu'il est parti combattre en Syrie. Depuis, il a publié sur son compte Twitter une photo de lui, tenant une tête à bout de bras. « Un ami et moi, ou en tout cas ce qu'il en reste », a-t-il écrit. Son compte Twitter, @ItsLJinny, a par la suite été suspendu.

Le père d'Abdel-Majed Abdel Bary est quant à lui considéré comme « l'un des plus proches lieutenants d'Oussama ben Laden », poursuit The Independent. Il a été extradé aux États-Unis en 2012, suspecté d'avoir activement participé à deux attentats visant des ambassades américaines en Afrique en 1998.

Une chanson du rappeur produite y fait d'ailleurs allusion. « Donne-moi la fierté et l'honneur de mon père / Je jure que le jour où ils sont venus prendre mon père, j'aurais pu tuer un flic ou deux », a-t-il chanté en 2013. 

En mémoire de James Foley

Par ailleurs, une cérémonie en l'honneur de James Foley se déroulait dimanche après-midi dans sa ville d'origine, Rochester, au New Hampshire. 

Samedi soir, une veille a regroupé plus de 200 personnes venues montrer leur soutien aux parents de James Foley, John et Diane. 

« Nous sommes honorés de l'amour et de l'attention que vous portez à Jim. Nous sommes honorés que vous reconnaissiez les sacrifices qu'il a faits. Il adorait le peuple syrien. Il était dévoué à raconter leur histoire et faire tout ce qu'il pouvait pour les aider », a déclaré son père. 

Avec les informations de Reuters, et The Independant

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