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Femmes autochtones disparues : la colère se transporte dans les rues

Des manifestants réclament la tenue d'une enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées, le 22 août 2014, au centre-ville de Winnipeg.

Deux manifestations ont eu lieu à Winnipeg pour réclamer la tenue d'une enquête sur les femmes autochtones disparues et assassinées.

Photo : Radio-Canada/Josiane Pelosse

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Deux manifestations sont en cours à Winnipeg pour réclamer la tenue d'une enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées.

Une manifestation a débuté vers 15 h, heure locale, au centre-ville de Winnipeg, à l'angle des rues Main et Portage. Elle rassemble quelques dizaines de personnes, surtout des jeunes, qui brandissent des pancartes réclamant la protection de leurs familles et la fin de la violence faite aux femmes. La fin de la manifestation est prévue pour 18 h.

Le jeune Kendal Wood, 14 ans, prépare ses pancartes pour la manifestation en faveur d'une enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées à Winnipeg, le 22 août 2014.
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À seulement 14 ans, Kendal Wood, originaire de la Première Nation manitobaine Garden Hill, a décidé d'organiser une manifestation à Winnipeg pour réclamer une enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées.

Photo : Radio-Canada/Meagan Fiddler

Son organisateur, Kendal Wood, 14 ans, a expliqué que la manifestation servait d'occasion aux jeunes comme lui de demander au gouvernement canadien de revoir sa décision de rejeter l'idée d'une enquête nationale.

Plus loin, des mères autochtones ont décidé d'installer six tentes dans le parc Memorial, devant le palais législatif, durant quatre jours. Le campement est baptisé Bring Back The Village, ou « Ramenons le village ».

Ces démonstrations publiques font suite au meurtre de la jeune Tina Fontaine, dont le corps a été retrouvé en début de semaine. Depuis, de multiples voix s'élèvent pour réclamer à nouveau la tenue d'une commission d'enquête nationale sur les disparitions et les meurtres de femmes autochtones.

La Gendarmerie royale du Canada a recensé près de 1200 cas en 30 ans.

Le jeune Cedar Mainville tient, le 22 août 2014, une pancarte pour sa tante Cheyenne Fox. Celle-ci est morte après une chute d'un balcon en avril 2013. La police de Toronto a conclu à un suicide, ce que conteste la famille.
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Le jeune Cedar Mainville tient, le 22 août 2014, une pancarte pour sa tante Cheyenne Fox. Celle-ci est morte après une chute d'un balcon en avril 2013. La police de Toronto a conclu à un suicide, ce que conteste la famille.

Photo : Radio-Canada/Megan Fiddler

Le jeune Kendal Wood a indiqué que la nouvelle de la découverte du corps de Tina Fontaine dans un sac au fond de l'eau l'avait poussé à organiser sa manifestation. « Ce n'est pas parce que les adultes s'expriment que l'affaire est réglée. Les jeunes aussi peuvent se faire entendre et faire leur possible », estime-t-il.

Pour sa part, la restauratrice Althea Guiboche, surnommée la Bannock Lady, croit que le premier ministre du Canada, Stephen Harper, devait écouter les revendications, « car son poste est en jeu ».

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