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Étude : l'homme de Néandertal aurait disparu plus tôt qu'on le pensait

Représentation d'un homme de Néandertal

Des personnes regardent une oeuvre de l'exposition «Première humanité» au musée national de Préhistoire, en France.

Photo : AFP / Pierre Andrieu

Radio-Canada

Nouvelle datation concernant l'extinction de l'homme de Néandertal : il avait totalement disparu d'Europe il y a 40 000 ans, estime une équipe internationale d'anthropologues. C'est plus tôt que la majorité des chercheurs l'estimaient à ce jour.

Son déclin aurait été progressif, et il aurait cohabité avec les humains anatomiquement modernes durant plusieurs milliers d'années avant de tirer sa révérence.

L'équipe dirigée par Thomas Higham, de l'Université britannique d'Oxford, a analysé près de 200 échantillons d'os, de charbon et de coquillages provenant de 40 sites archéologiques majeurs en Europe, de l'Espagne à la Russie.

Les nouvelles techniques de datation plus précises permettent de conclure que les Néandertaliens et les outils de pierre taillée qui leur sont associés avaient disparu de la surface de l'Europe il y a 39 000 à 41 000 ans. À partir de ce moment, l'Homo sapiens était le seul sur le continent.

Les scientifiques avaient à ce jour fixé autour de 30 000 ans, et certains moins, la disparition de Néandertal.

Mais, selon les auteurs de cette étude publiée dans le magazine Nature, les précédentes datations par le radiocarbone ont souvent sous-estimé l'âge d'échantillons associés aux Néandertaliens, car la matière organique était contaminée par des particules modernes.

Les récents travaux ont été réalisés à l'aide de techniques d'ultrafiltration, qui purifient le collagène extrait de l'os, pour éviter une telle contamination.

Cela signifie que nous pouvons dire avec une plus grande fiabilité que nous avons finalement résolu la chronologie de la disparition de nos proches cousins Néandertaliens, même s'ils ne se sont pas complètement éteints, puisque nous portons certains de leurs gènes en nous aujourd'hui.

Thomas Higham

Le saviez-vous?

Les analyses génétiques montrent que l'ADN de tous les humains actuels, sauf ceux d'origine africaine, comporte en moyenne entre 1,5 % et 2 % de gènes légués par Néandertal, vraisemblablement lors de croisements entre les deux espèces.

La nouvelle datation confirme qu'elles ont toutes deux vécu en Europe durant 2600 à 5400 ans, un laps de temps suffisant pour avoir des rapports humains et sexuels.

Avec les informations de Agence France-Presse

Science