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Turban à moto : la communauté sikhe promet de se battre

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Même si l'Association canadienne sikhe estime que seulement une minorité de ses membres possède une motocyclette, cela ne l'empêche pas de vouloir porter sa cause devant la Commission ontarienne des droits de la personne.

Selon le directeur des affaires publiques de l'association Manoha Singh Bal, la question du droit du port du turban en est une d'inclusion.

« C'est une question d'inclusion des Sikhs dans la communauté, plus qu'un droit à faire de la motocyclette », indique-t-il.

Dans une lettre envoyée à l'association la semaine dernière, la première ministre Kathleen Wynne indiquait qu'elle ne permettrait pas aux Sikhs portant le turban de circuler à moto sans casque.

Ceux-ci voudraient être exemptés de cette obligation, comme c'est le cas au Manitoba et en Colombie-Britannique.

« L'Ontario doit s'adapter à ses différentes communautés »

— Une citation de  Manoha Singh Bal, directeur des affaires publiques, Association canadienne sikhe

Kathleen Wynne rétorque que le port obligatoire du casque augmente les chances de survie en cas d'accidents, et réduit le nombre de blessures.

Un argument valable selon le professeur de droit à l'Université d'Ottawa Sébastien Grammond.

« Quand on parle de questions relatives à la sécurité, c'est ce qui fait pencher la balance à l'encontre de l'accommodement. »

L'Association canadienne sikhe dit qu'elle n'écarte pas la possibilité de porter la cause devant la Commission ontarienne des droits de la personne.

D'après le reportage d'Ève Caron

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