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Les policiers municipaux ont manifesté devant les bureaux du ministre Moreau

Plusieurs policiers se sont rendus devant les bureaux de Pierre Moreau pour dénoncer le projet de loi sur les régimes de retraite.

Photo : Pascal Robidas/Radio-Canada

Radio-Canada

Quelques centaines de policiers municipaux ont manifesté devant les bureaux du ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, à Châteauguay, contre le projet de loi 3 sur les régimes de retraite du gouvernement de Philippe Couillard.

« On a le droit de manifester, on a le droit d'être contre le projet de loi. Ça n'a tout simplement pas de bon sens. On ne veut tout simplement pas que ça passe et on veut leur montrer qu'on ne se laissera pas faire », a fait savoir un jeune policier. 

La Fédération des policiers municipaux du Québec (FPMQ), qui organisait la manifestation, s'est par ailleurs dissociée ouvertement des événements survenus lundi soir à l'hôtel de ville de Montréal en condamnant les gestes des manifestants.

« On se fait un devoir qu'en aucun temps nos moyens de sensibilisation entravent le service à la population, on l'a toujours dit », a déclaré son président, Denis Côté. 

Selon lui, la manifestation de Châteauguay est la « démonstration » de cette bonne volonté des policiers.

On est plus de 500 ici, ça s'est fait d'une façon pacifique.

Denis Côté, président de la FPMQ

La route 132 a été rouverte dès la fin de la manifestation, en début d'après-midi.

À moins de 24 h du début de la commission parlementaire sur le projet de loi 3, M. Côté a confirmé qu'il allait « se prêter à l'exercice ». Il souhaite dorénavant « se concentrer sur le contenu » du projet de loi 3, « un projet de loi inacceptable ». 

Quant au ministre Pierre Moreau, il a répété que le gouvernement ne reculerait pas sur les principes. Selon lui, ce sont plutôt les agissements des employés municipaux à l'hôtel de ville de Montréal qui sont « inacceptables ». 

Que l'on soit pour ou contre une proposition qui est faite par des élus, dans le cadre d'un système démocratique, on n'a pas dans notre société à recourir à la violence, et surtout pas à l'intimidation, pour essayer de changer les choses. 

Pierre Moreau, ministre des Affaires municipales

Il a invité les syndicats à déposer leurs propositions en commission parlementaire.

Avec les informations de Pascal Robidas

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