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Vandalisme à l'hôtel de ville : le SPVM sévira s'il y a eu laxisme

Des policiers présents à l'hôtel de ville de Montréal lors de la manifestation de syndiqués. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Ce ne sont pas tous les policiers qui ont refusé d'intervenir lundi soir alors que l'hôtel de ville de Montréal était vandalisé, a déclaré le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Marc Parent, en réponse aux accusations lancées par de nombreux élus municipaux. 

« Il y a eu des policiers qui ont fait leur travail », a-t-il souligné en point de presse. 

Pour le maire Denis Coderre cependant, il ne fait pas de doute qu'il y a eu une part de laxisme. « Dans mon coin de [l'hôtel de ville], il n'y a pas eu d'intervention pantoute », a-t-il maintenu, furieux. Plusieurs élus municipaux ont aussi dit avoir constaté l'inaction de policiers alors même que des gestes répréhensibles étaient commis sous leurs yeux

Une équipe spéciale sur des voies de fait et des méfaits sera rapidement mise sur pied, a répliqué M. Parent. Plusieurs bandes vidéo ont déjà été saisies. 

Pour le chef du SPVM, « il n'y a pas deux classes de manifestants. Il ne doit pas y avoir deux poids, deux mesures ». 

S'il y a eu laxisme ou complaisance de la part de policiers, ils devront répondre de leurs actes.

Marc Parent, directeur du SPVM

Un rapport sera déposé dans les prochains jours. 

Le maire Coderre a réitéré sa confiance envers Marc Parent, mais n'écarte pas la possibilité de confier l'enquête, voire la sécurité même de l'hôtel de ville, à la Sûreté du Québec.

Erreur stratégique

Des copies de conventions collectives ont été lancées dans la salle du conseil.Des copies de conventions collectives ont été lancées dans la salle du conseil. Photo : Radio-Canada

Au début, les manifestants entraient calmement, « au compte-gouttes », a raconté Marc Parent, qui a précisé que la sécurité de l'hôtel de ville était alors sous la responsabilité des agents de sécurité.

Mais compte tenu de la tension qui était palpable à l'extérieur, la décision de laisser entrer jusqu'à 250 personnes aurait dû être revue par les services de sécurité et le SPVM.

Il y a eu un mouvement, on a tenté de fermer des portes. Il y a des détails que je vais taire ici, mais il y a des mesures qui ont été prises pour les verrouiller adéquatement. Il y a eu des interventions à l'intérieur.

Marc Parent, directeur du SPVM

Accusé de complaisance

La version du directeur du SPVM a fait bondir le chef de l'opposition officielle de Montréal, Richard Bergeron.

Il accuse Marc Parent d'avoir été « complaisant » en laissant entendre que c'est le service de sécurité de la Ville de Montréal qui n'a pas fait son travail et qui a permis aux manifestants d'entrer. 

Ce n'est pas ça du tout qui s'est passé hier soir à l'hôtel de ville.

Richard Bergeron, chef de l'opposition officielle à l'hôtel de ville de 

Lors d'une manifestation qui a eu lieu mardi à Châteauguay, la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, qui inclut la Fraternité des policiers et policières de Montréal, a condamné sans réserve le grabuge à l'hôtel de ville de Montréal. 

Société