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Coderre furieux après les perturbations à l'hôtel de ville

Denis Coderre en entrevue à RDI le 19 août 2014

Denis Coderre en entrevue à RDI pour ré

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

« Je me retiens », a dit le maire de Montréal Denis Coderre pour illustrer à quel point les perturbations de lundi soir à l'hôtel de ville le mettent en colère.

« C'est une atteinte à la démocratie », a-t-il martelé à plusieurs reprises au cours d'une entrevue sur les ondes d'ICI RDI, mardi matin, avant de déclarer qu'« on a violé l'hôtel de ville ». 

« Il y a des gens qui ont lancé des verres. Ça, c'est une agression armée », s'est indigné le maire avant de souligner qu'une conseillère a bel et bien été atteinte par des verres et qu'une femme présente au conseil municipal est enceinte. « Imaginez ce qui aurait pu arriver. »

« Hier on n'a pas attaqué Denis Coderre. On a attaqué Montréal. »

— Une citation de  Denis Coderre

Pour le maire, il est inacceptable d'empêcher des gens élus démocratiquement de siéger. « Il va y avoir des conséquences », a-t-il promis.

L'hôtel de ville de Montréal comptait une présence accrue d'agents du SPVM mardi soir. 

Les chefs syndicaux visés 

Au lendemain d'actes de vandalisme à l'hôtel de ville de Montréal, la Coalition syndicale pour une négociation libre appelle ses membres au calme

Malgré leurs divergences, les chefs syndicaux dont les membres ont été impliqués dans les événements ont tous invoqué la colère de leurs syndiqués pour expliquer les saccages. Ils soutiennent avoir perdu le contrôle de leurs troupes. 

« La seule façon de calmer la grogne qui est là, c'est au gouvernement [...] à forcer les personnes à aller négocier, un point c'est tout », a soutenu le président de l'Association des pompiers de Montréal, Ronald Martin. 

Ces arguments n'ont pas trouvé écho chez le maire de Montréal, qui remet en question la sincérité des représentants syndicaux.

Selon lui, Ronald Martin a été vu en train d'inciter les manifestants à entrer dans l'hôtel de ville. Depuis, le président de l'Association des pompiers a dénoncé les gestes perpétrés hier, mais refuse toujours de les condamner. 

« Moi, je n'appelle pas ça de l'intimidation.  »

— Une citation de  Ronald Martin, Association des pompiers de Montréal

Le maire se montre également peu convaincu par les affirmations du président du Syndicat des cols bleus de Montréal, Michel Parent, qui dit que ses membres s'étaient rendus sur place afin de s'adresser au maire et d'obtenir une copie du mémoire qui sera déposé demain en commission parlementaire sur le projet de loi 3 (Nouvelle fenêtre).

Selon Denis Coderre, Michel Parent était le premier en liste à pouvoir poser une question, mais « ne s'est jamais montré la face » au moment où il aurait dû.

Le porte-parole de la Coalition syndicale pour la libre négociation, Marc Ranger, a été le seul à lancer un appel au calme mardi matin, arguant qu'il s'agit d'un « dossier fragile sur le plan de l'opinion publique ». 

Un problème de leadership 

Le maire de l'arrondissement Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, rejette lui aussi la version des représentants syndicaux. « La violence commence avant. La violence commence dans le discours », a-t-il lancé. 

Selon lui, les événements d'hier soir devraient amener les leaders syndicats à « se poser des questions sur leur leadership ». 

« On identifie les fonds de pension comme l'élément central de la justification du travail de tout le monde. [...] Tout à coup, c'est plus important que tout. Tu peux faire n'importe quoi, tu peux saccager, dégrader l'espace public », a-t-il déploré. 

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