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Les syndicats disent ne pas avoir encouragé les gestes commis à l'hôtel de ville

Marc Ranger, porte-parole de la Coalition pour la libre négociation, le 19 août 2014

Marc Ranger, porte-parole de la Coalition pour la libre négociation

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Si tous les porte-parole syndicaux impliqués nient avoir commandé les gestes de vandalisme d'hier à l'hôtel de ville de Montréal, certains condamnent les dérapages avec plus de conviction que d'autres.

Marc Ranger, porte-parole de la Coalition syndicale pour la libre négociation, n'a pas aimé les images qu'il a vues d'employés municipaux en train de mettre une salle de l'hôtel de ville sens dessus dessous. Il affirme avoir lancé un appel au calme à ses troupes depuis.

« C'est un dossier fragile sur le plan de l'opinion publique. Mais je trouve que, depuis deux semaines, il y a beaucoup plus de nuances dans ce débat-là. C'est pas le genre d'images qu'on veut voir parce que ces images-là n'apportent pas de nuance. »

Pour lui, les représentants syndicaux ont la responsabilité de faire en sorte que de telles situations ne se reproduisent pas.

Le président de l'Association des pompiers de Montréal Ronald Martin dit lui aussi « déplorer » les événements, mais semble moins enclin à les condamner.

« Moi j'appelle pas ça de l'intimidation. »

— Une citation de  Ronald Martin, Association des pompiers
Ronald Martin, président de l'Association des pompiers de Montréal, le 19 août 2014Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ronald Martin, président de l'Association des pompiers de Montréal

Photo : ICI Radio-Canada

M. Martin a d'ailleurs été vu en train d'inciter des employés municipaux à entrer dans l'hôtel de ville, a affirmé le maire de Montréal Denis Coderre, qui remet en question la version des représentants syndicaux qui disent avoir perdu le contrôle de leurs membres.

De son côté, le président du Syndicat des cols bleus de Montréal Michel Parent affirme que la responsabilité repose sur chaque individu. « Ce sont des adultes vaccinés », a-t-il dit. Il souligne d'ailleurs qu'il ne représente ni les policiers ni les pompiers, se dissociant des actions posées par les membres des autres syndicats.

Selon M. Parent, les membres de son syndicat se sont rendus à l'hôtel de ville pour s'adresser au maire Denis Coderre afin d'obtenir une copie du mémoire qui sera déposé demain en commission parlementaire sur le projet de loi 3 (Nouvelle fenêtre). Il dit ne pas avoir eu la possibilité de prendre la parole.

Or, le maire Coderre affirme que M. Parent aurait pu poser sa question, mais « ne s'est jamais montré la face » au moment opportun.

Grogne générale

Le président du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, Michel Parent.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, Michel Parent.

Les trois représentants ont tous invoqué la colère des membres pour expliquer les saccages. « On a essayé de parler à nos membres, mais écoutez, quand l'exaspération est à son comble... », dit M. Martin.

Selon M. Parent, la balle est dans le camp de Québec.

« La seule façon de calmer la grogne qui est là, c'est au gouvernement [...] à forcer les personnes à aller négocier, un point c'est tout. »

— Une citation de  Michel Parent, syndicat des cols bleus

En entrevue sur les ondes d'ICI RDI, Luc Ferrandez, le maire de l'arrondissement Plateau-Mont-Royal, a expliqué que, selon lui, la violence avait commencé dans le discours des leaders, ce que nie M. Ranger.

« J'avais pris la peine de spécifier qu'on va trouver des moyens qui vont être créatifs, qui vont faire en sorte de ne pas mettre les services aux citoyens et à la population en danger. Des actions qui vont se faire de façon correcte », dit-il.

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