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Ferguson : le président Obama lance un appel au calme

Le président américain Barack Obama Photo: Charles Dharapak (AP)
Radio-Canada

« Ce qui s'est passé à Ferguson fait mal et nous cherchons tous à comprendre [...] Nous cherchons à nous guérir les uns les autres », a déclaré le président américain Barack Obama, une semaine après la mort de Michael Brown, un jeune homme noir tué par un policier. L'événement a provoqué tensions et manifestations dans la petite ville du Missouri.

Se voulant rassurant, mais surtout prudent, le président Obama a indiqué en conférence de presse que le secrétaire à la Justice Eric Holder se rendra mercredi sur place, où il sera informé de l'évolution de l'enquête.

Plus tôt en journée, le gouverneur du Missouri, Jay Nixon, a annoncé qu'aucun couvre-feu ne serait en vigueur dans la nuit de lundi à mardi.

Depuis que Michael Brown, un jeune Noir non armé, a été tué par un policier le 9 août, la ville de Ferguson a été le théâtre de multiples manifestations qui ont dégénéré.

Un couvre-feu a été en vigueur de minuit à 5 h lors des deux dernières nuits, mais en vain. Les violences qui se sont produites la nuit dernière ont été les pires en une semaine.

Le gouverneur Nixon a annoncé la levée du couvre-feu quelques heures avoir après avoir fait savoir qu'il appelait des militaires de la Garde nationale en renfort.

Leur mission consistera à protéger le quartier général de la police, qui a été « la cible d'une attaque coordonnée » la nuit dernière, a-t-il dit. Des projectiles ont notamment été lancés sur des policiers.

Le gouverneur Nixon souhaite ainsi que la police de Ferguson puisse « se concentrer sur la protection des personnes qui manifestent pacifiquement, des habitants et des biens ».

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a demandé lundi aux États-Unis « d'assurer la protection du droit à la liberté de réunion et à la liberté d'expression » des manifestants de Ferguson.

« Il demande à tout le monde de faire preuve de retenue, et aux forces de l'ordre de respecter les normes américaines et internationales dans leurs relations avec les manifestants », a précisé son porte-parole, Stéphane Dujjaric.

Le président Obama a discuté de la situation à Ferguson avec son secrétaire à la Justice Eric Holder lundi.Le président Obama a discuté de la situation à Ferguson avec son secrétaire à la Justice Eric Holder lundi. Photo : Getty Images / AFP/Alex Wong

En conférence de presse, le président Obama a dit avoir parlé avec le gouverneur Jay Nixon de l'envoi de la Garde nationale à Ferguson. Tout en rappelant les prérogatives de l'État du Missouri, Barak Obama lui a demandé de s'assurer de l'utilisation adéquate de cette force.

Il est clair que la majorité des gens là-bas protestent de manière pacifique.

Le président Barak Obama

Les troubles sont le fait d'une « petite minorité d'individus », a ajouté le président Obama.

La colère qui s'est emparée d'une partie de la population de Ferguson s'explique par le fait que, selon des témoignages rapportés par les médias, Michael Brown avait les mains en l'air lorsqu'il a été abattu par le policier Darren Wilson. La gestion du dossier par la police est aussi venue alimenter cette colère.

La police de Ferguson, qui soutient que le jeune homme a été tué après avoir tenté de désarmer le policier, a révélé la semaine dernière que Michael Brown était soupçonné de vol dans un commerce du coin. Elle a cependant admis que le policier n'était pas au courant de cette situation quand il a abordé le jeune homme.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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