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Al-Maliki s'incline devant le nouveau PM irakien

L'ancien PM irakien, Nouri Al-Maliki (2006)

L'ancien PM irakien, Nouri Al-Maliki (2006)

Photo : Mohammed Ameen / Reuters

Radio-Canada

Le chiite irakien Nouri Al-Maliki renonce à s'accrocher à son poste de premier ministre et soutient désormais son successeur, Haïdar Al-Abadi.

L'ancien chef du gouvernement en a fait l'annonce à la télévision irakienne jeudi soir. Son successeur se tenait à ses côtés.

Nouri Al-Maliki a affirmé que sa décision était basée sur son désir de « préserver les plus hauts intérêts du pays », ajoutant qu'il ne voulait pas être la cause d'un bain de sang.

« Je demeurerai un soldat de combat pour défendre l'Irak et son peuple », a-t-il néanmoins promis.

Lundi, le président irakien Fouad Massoum a chargé Haïdar Al-Abadi, membre du parti Dawa, de former le prochain gouvernement, mais Nouri Al-Maliki, au pouvoir depuis huit ans, contestait avec vigueur cette nomination, accusant le chef de l'État d'avoir violé la constitution. Appelé par plusieurs chefs d'État et représentants religieux à ne pas s'acharner, il a finalement cédé aux pressions internationales jeudi.

Ce geste devrait mettre fin à une impasse politique ayant nui aux efforts pour combattre les insurgés sunnites et le groupe extrémiste État islamique, dont les forces se déploient depuis plusieurs semaines en Irak.

Chiite lui aussi, Haïdar Al-Abadi est notamment soutenu par l'Iran et les États-Unis. Le nouveau premier ministre a 30 jours pour former un gouvernement qui ait l'appui du Parlement, et qui devrait inclure des représentants des communautés kurde et sunnite, au pouvoir sous Saddam Hussein.

La Maison-Blanche et l'ONU ont toutes deux salué la décision d'Al-Maliki de se retirer. L'ONU a qualifié son départ de « pas historique » pour l'Irak.

Avec les informations de Reuters, et Associated Press

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