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Décès de Robin Williams : polémique sur les mots et les messages utilisés

Robin Williams en 2009 lors de la sortie du film Old Dog.
Robin Williams en 2009 lors de la sortie du film Old Dog. Photo: Fred Prouser / Reuters
Radio-Canada

Des reproches envoyés à la fille de l'acteur décédé lundi, le gazouillis de l'Académie des Oscars et les détails sur les circonstances de la mort de Robin Williams ont créé la controverse sur les médias sociaux.

La fille du comédien, Zelda Williams, apparemment bouleversée par les réactions hostiles de personnes qui lui ont reproché de ne pas avoir publié de photos avec son père, a annoncé mercredi qu'elle prenait une pause de ses comptes Twitter et Instagram. « Je suis désolée, j'aurais dû ne pas en tenir compte. Je quitte ça pour un bon moment, peut-être toujours. Le temps le dira. Au revoir », écrit la jeune femme de 25 ans.

Auparavant, cette dernière avait aussi publié un message sur son Tumblr en son nom et au nom de ses frères (Nouvelle fenêtre) où elle rendait hommage à son père.

De plus, l'image diffusée sur Twitter par l'Académie des Oscars pour rendre hommage au comédien décédé a provoqué une levée de boucliers de la part des organisations de prévention du suicide. On y voit Aladdin et le génie du film à qui Robin Williams avait prêté sa voix. Les deux personnages s'étreignent avec le commentaire suivant : « Génie, tu es libre. »

Des organisations de lutte contre le suicide se sont offusquées du message que cela envoie aux personnes suicidaires. « Faire des déclarations de ce type peut augmenter le risque de contagion de suicide, notamment pour les personnes à risque ou celles qui luttent contre une maladie mentale. Elles ne sont ni convenables ni utiles », estime Daniel Reidenberg, directeur de l'organisation de prévention du suicide SAVE.

« Le suicide ne devrait jamais être présenté comme un choix », renchérit Christine Moutier, chef médecin de la Fondation américaine de prévention du suicide, interrogée par le Washington Post.

Par ailleurs, les détails donnés en conférence de presse par le lieutenant Keith Boyd sur les circonstances de la mort du comédien ont soulevé la réprobation. « Le bureau du coroner a l'obligation de rapporter ce qu'il sait, a indiqué mercredi au USA Today Al Tompkins, du groupe de surveillance des médias Poynter. Les journalistes n'ont pas l'obligation de rabâcher l'information en donnant tous les détails. »

Certaines Unes de quotidien comme celle du Daily news de New York ont été critiquées et refaites par des citoyens.

Avec les informations de Agence France-Presse

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