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Mario Laprise quitte la direction de la SQ

Mario Laprise, directeur de la Sûreté du Québec

Radio-Canada

Le directeur général de la Sûreté du Québec (SQ), Mario Laprise, quittera ses fonctions et occupera un nouveau poste dès l'automne à Hydro-Québec, a annoncé mercredi la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault.

Une entente a été conclue entre la SQ et Hydro-Québec à cet effet.

Un comité sera mis sur pied pour nommer le nouveau directeur de l'organisation policière, a précisé la ministre. Le directeur général adjoint de la SQ, Luc Fillion, assumera l'intérim.

C'est la décision de M. Laprise et on doit la respecter.

Lise Thériault, ministre de la Sécurité publique du Québec

Policier de carrière, M. Laprise a émis le souhait de continuer à servir l'État et retournera à Hydro-Québec, où il a travaillé de 2005 à 2012, a expliqué Mme Thériault. Il ne recevra pas d'indemnité de départ, puisqu'il reste employé de la fonction publique.

Mario Laprise avait été nommé par le gouvernement péquiste de Pauline Marois en novembre 2012, une nomination qu'avaient critiquée les libéraux, qui la jugeaient politique.

« J'ose espérer que le gouvernement libéral n'a pas considéré retirer le poste de M. Laprise parce qu'il a été nommé par un autre gouvernement », a déclaré le porte-parole du Parti québécois en matière de sécurité publique, Pascal Bérubé, à ICI Radio-Canada.

Lise Thériault s'est défendue de toute manœuvre politique. La ministre a salué le travail effectué par M. Laprise pendant son mandat. Elle a insisté sur le fait qu'elle n'avait pas demandé à M. Laprise de quitter son poste, précisant qu'elle ne lui avait pas parlé.

Mario Laprise n'a pas commenté son départ.

Nomination du nouveau directeur général

Le comité de sélection formé par décret du gouvernement sera présidé par la directrice générale de l'École nationale de police du Québec, Marie Gagnon, et composé d'experts en sécurité publique, dont l'ancien directeur de la SQ Robert Lavigne. Il aura pour mandat de soumettre à la ministre, d'ici le 14 novembre 2014, une liste d'au moins trois candidats parmi lesquels Mme Thériault choisira le nouveau directeur.

« La mise en place de ce processus de sélection s'inscrit dans une volonté gouvernementale de conférer une transparence accrue au processus de nomination », a expliqué la ministre Thériault. En juin, le gouvernement avait annoncé la modification du mode de nomination du directeur de la SQ.

« On nous avait annoncé un processus transparent, dépolitisé. Je n'y crois pas », s'est indigné Pascal Bérubé.

C'est la ministre qui va nommer [le nouveau directeur général] au final. Il n'y aura pas de commission parlementaire, pas de vote à l'Assemblée nationale. Rien n'a changé, ce n'est pas un processus transparent.

Le porte-parole du Parti québécois en matière de sécurité publique, Pascal Bérubé

En entrevue à ICI Radio-Canada, l'analyste en affaires policières Michel Martin a dit croire que « la mise sur pied de ce comité de sélection ne peut être que bénéfique ». Selon ce retraité de la SQ, ce second changement à la tête de l'organisation en moins de deux ans représente « un coup majeur pour les employés, qui ont besoin d'une orientation claire, avec un chef qui a de la poigne ».

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