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Une résidente de Yasynuvata, près de la ville de Donetsk, contrôlée par les prorusses, essuie une larme après qu'un bombardement eut fait des morts et causé d'importants dommages dans le secteur. Les résidents blâment les forces ukrainiennes.

Photo : Getty Images / AFP/DIMITAR DILKOFF

Radio-Canada

Le nombre de victimes du conflit qui fait rage dans l'est de l'Ukraine depuis la mi-avril a pratiquement doublé en deux semaines, indique le Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies. L'agence a recensé 2086 morts en date du 10 août, comparativement à 1129 le 26 juillet.

Près de 5000 soldats, miliciens et civils ont aussi été blessés au cours de cette période, a fait savoir une porte-parole du Haut-Commissariat, Cécile Pouilly. Elle a précisé qu'il s'agissait d'une « estimation très prudente ». Le nombre de civils blessés, note-t-elle, est assurément sous-estimé, puisqu'ils ne consultent pas toujours, par exemple. 

Ce bilan continue par ailleurs de grimper. Douze combattants ultranationalistes ukrainiens de la milice Secteur droit ont ainsi été tués mercredi matin lorsqu'ils sont tombés dans une embuscade tendue par des rebelles séparatistes prorusses. Selon un porte-parole du groupe, les prorusses ont ouvert le feu sur le bus qui transportait les combattants vers le village de Mandrykino, près de Donetsk.

Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière depuis le début des combats dans la région. Le chef du mouvement, Dmytro Iaroch, a d'ailleurs fait état de « pertes horribles » dans ses rangs.

Les ultranationalistes combattent les rebelles aux côtés des forces gouvernementales ukrainiennes. Ils avaient joué un rôle important dans le renversement du président Viktor Ianoukovitch, proche du Kremlin.

Dans la nuit de mardi à mercredi, le district de Petrovski a subi d'intenses combats et tirs d'artillerie. Cinq civils ont été blessés et plusieurs maisons ont été endommagées. À Donetsk, on compte au moins trois morts.

Kiev refusera l'entrée du convoi russe

La confusion règne toujours au sujet du convoi de 280 camions parti de Moscou mardi avec à leur bord quelque 2000 tonnes d'aide humanitaire, selon des médias russes. Selon plusieurs médias, le convoi s'est arrêté dans une base militaire de Voronezh, à environ 300 kilomètres de la frontière ukrainienne.

L'Ukraine, qui accuse la Russie d'armer les rebelles prorusses, a prévenu que ce convoi ne pourra pénétrer sur son territoire. Kiev exige le déchargement des cargaisons dans des véhicules du Comité international de la Croix-Rouge avant de traverser la frontière. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Lavrov, affirme toutefois que cette idée a été rejetée parce qu'elle serait trop coûteuse.

« Aucun convoi humanitaire de Poutine ne passera par la région de Kharkiv, a déclaré le ministre de l'Intérieur, Arsen Avakov. Une telle provocation cynique de l'agresseur sur notre territoire est inacceptable. »

Le cynisme des Russes est sans bornes. D'abord, ils nous livrent des chars, des [lance-roquettes multiples] Grad, des terroristes et des bandits qui tuent les Ukrainiens et ensuite de l'eau et du sel.

Arseni Iatseniouk, premier ministre ukrainien

La situation humanitaire en Ukraine sera abordée lors d'une réunion d'urgence des ministres européens des Affaires étrangères qui aura lieu vendredi à Bruxelles.

Merkel veut un échange « constructif » avec Poutine

Malgré les sanctions imposées à la Russie, la chancelière allemande Angela Merkel veut continuer à discuter avec le président russe Vladimir Poutine.

« Je fais en sorte de ne pas couper le fil des discussions avec le président russe, en dépit des sanctions. Mais pour un échange constructif, il faut toujours être plus qu'un », a-t-elle dit dans une entrevue avec le journal Sächsische Zeitung.

Mme Merkel s'est régulièrement entretenue par téléphone avec Vladimir Poutine depuis le début de la crise ukrainienne. Lors du dernier appel, mercredi dernier, la chancelière a de nouveau appelé M. Poutine à user de son influence sur les séparatistes afin de parvenir à un cessez-le-feu bilatéral et à une stabilisation de la situation.

L'Ukraine, déchirée entre l'Est et l'Ouest. Notre dossier
Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

International