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L’Afrique accueillera 40 % de la population mondiale d’ici 2100

Des jeunes africains au Bénin.
Des jeunes africains au Bénin. Photo: Finbarr O'Reilly / Reuters
Radio-Canada

Les taux de natalité augmentent d'une manière jamais vue en Afrique, au point où le continent africain représentera 25 % de la population mondiale en 2050 et 40 % d'ici la fin du siècle, selon les prévisions de l'UNICEF présentées aujourd'hui.

L'Afrique compte présentement 1,2 milliard d'habitants, ce qui représente 16 % de la population mondiale. Ce chiffre devrait presque quadrupler d'ici 2100, pour atteindre 4,2 milliards d'habitants, soit 40 % de la population.

Le nombre d'enfants africains va également augmenter de façon importante, en raison de taux élevés de fertilité et d'un nombre croissant de femmes en âge de procréer.

Près de deux milliards de bébés naîtront sur le continent d'ici 2050. À ce moment, l'Afrique accueillera 40 % des enfants de moins de cinq ans sur la planète, selon l'UNICEF. À lui seul, le Nigeria devrait alors représenter 10 % des naissances mondiales.

Important défi

Selon l'UNICEF, ce boom démographique est à la fois une occasion et un risque pour le continent africain. L'UNICEF s'inquiète particulièrement du sort des enfants.

« Les changements démographiques d'intensité sismique que la population des enfants africains va vivre figurent parmi les plus importants problèmes auxquels est confronté le continent et bien sûr parmi les problèmes les plus essentiels pour le reste du monde », affirme le rapport.

L'UNICEF recommande notamment aux gouvernements d'investir en santé et en éducation, particulièrement pour les femmes et les jeunes filles.

« En investissant aujourd'hui dans les enfants, dans leur santé, leur éducation et leur protection, l'Afrique pourrait tirer parti des avantages économiques auparavant connus par d'autres régions et d'autres pays qui ont connu des changements démographiques similaires », soutient Leila Gharagozloo-Pakkala, directrice régionale à l'UNICEF pour l'Afrique de l'Est et l'Afrique australe.

Présentement, environ la moitié des enfants qui meurent sur la planète sont Africains. Si rien ne change, ce ratio pourrait s'élever à 70 % en 2050.

« Si l'investissement dans les enfants africains ne reçoit pas la priorité, le continent ne sera pas capable de profiter intégralement de sa transition démographique dans les décennies à venir. Sans des politiques équitables et favorisant l'intégration, le rythme de croissance de la population pourrait nuire aux tentatives d'élimination de la pauvreté et augmenter les disparités », indique Manuel Fontaine, directeur régional à l'UNICEF pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale.

Avec les informations de Agence France-Presse

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