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Les rebelles assiégés prêts à un cessez-le-feu en Ukraine

Un soldat des forces ukrainiennes, sur la route près de Donetsk.

Un soldat des forces ukrainiennes, sur la route près de Donetsk.

Photo : Valentyn Ogirenko/Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après des semaines à voir l'étau se resserrer autour d'eux, les rebelles séparatistes stationnés à Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, se sont déclarés prêts samedi à accepter un cessez-le-feu.

Le but est d'éviter une catastrophe humanitaire, a déclaré un important commandant rebelle, Alexander Zakharchenko, qui attend toujours la réponse de Kiev.

Cette déclaration est survenue quelques heures après une offensive des forces ukrainiennes sur Krasnyi Luch, une ville située à deux heures de Donetsk. C'est l'opération qu'il fallait pour isoler le bastion prorusse des autres zones sous contrôle rebelle.

Selon l'armée ukrainienne, une seule autre offensive suffirait pour reprendre Donetsk.

Une mission humanitaire en veilleuse

Certains observateurs ont plutôt entendu dans la déclaration du rebelle Zakharchenko une tentative de convaincre la communauté internationale d'accepter une mission humanitaire russe.

Les États-Unis ont rejeté samedi pour une deuxième fois le projet russe d'envoyer une telle mission dans l'est de l'Ukraine. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, espérait un soutien de Washington.

Le président américain, Barack Obama, et la chancelière allemande, Angela Merkel, se sont entendus samedi pour condamner la demande de Moscou.

« Une intervention russe en Ukraine - même pour des raisons humanitaires - qui aurait lieu sans le consentement ukrainien [...] provoquerait de nouvelles sanctions. »

— Une citation de  Communiqué de la Maison-Blanche

Selon certaines estimations, 20 000 soldats russes sont stationnés dans l'est de l'Ukraine, ce que dément toujours Moscou. 

L'ombre d'une crise

À Louhansk, ville contrôlée par les rebelles, ils sont de plus en plus nombreux à penser qu'une crise humanitaire se prépare.

Privée d'eau courante, d'électricité et d'approvisionnements en nourriture, la ville en proie aux combats s'est retrouvée il y a plus d'une semaine sans couloir humanitaire sécurisé pour permettre aux habitants de quitter la ville, qui comptait 500 000 habitants avant le début des hostilités.

Un lourd bilan

Selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les droits de la personne, le conflit déclenché en avril dernier a déjà fait 1100 victimes, militaires, rebelles et civils confondus.

L'Ukraine, déchirée entre l'Est et l'Ouest. Notre dossier
Avec les informations de Associated Press, et Reuters

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