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Les jeunes du PLQ veulent abolir les cégeps

Cégep du Vieux-Montréal

Cégep du Vieux-Montréal

Photo : Anne-Louise Despatie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les jeunes libéraux prônent l'abolition des cégeps pour privilégier plutôt un système d'éducation axé sur les besoins de l'entreprise.

« Le modèle actuel d'éducation n'est plus adapté aux besoins du marché du travail du 21e siècle », croit le président de l'aile jeunesse du parti, Nicolas Perrino.

« C'était une bonne idée en 1968, mais ce n'est plus d'actualité aujourd'hui », ajoute-t-il.

L'aile jeunesse du Parti libéral du Québec (PLQ) se réunira en congrès annuel ce week-end à Sherbrooke dans le but de faire entériner une série de propositions censées influencer le gouvernement Couillard dans ses décisions.

Plusieurs d'entre elles portent sur le système d'éducation qui, selon la commission jeunesse, devrait avant toute chose coller aux besoins des employeurs.

Le cégep tel qu'on le connaît serait donc aboli. Après le cinquième secondaire, les jeunes intéressés par une formation technique entreraient directement dans une grande école de métiers, tandis que ceux intéressés par l'université effectueraient un sixième secondaire, soit une année préparatoire aux études supérieures, suivie d'une année universitaire additionnelle.

Le virage utilitaire du système d'éducation devrait commencer dès le secondaire, selon les voeux des jeunes libéraux, alors que les écoles devraient faire la promotion de l'entrepreneuriat auprès des élèves.

« On cherche à créer de jeunes entrepreneurs qui créeront des emplois dans leur région. »

— Une citation de  Nicolas Perrino, président de l'aile jeunesse du PLQ

Plus de 45 ans après la naissance des Cégeps, les jeunes libéraux québécois proposent qu'on les revoie en profondeur. C'est une des résolutions qui sera sur la table lors de leur congrès cette fin de semaine.

Quant aux universités, elles seraient invitées à développer davantage de partenariats avec le secteur privé, dans un souci de plus grande compétitivité des entreprises québécoises.

Pour sa part, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) trouve que l'idée des jeunes libéraux est « redondante » et serait un casse-tête non négligeable.

« La raison qui pousse les jeunes libéraux à revendiquer l'abolition est simple : ils veulent rapprocher la formation technique du marché du travail. C'est un objectif tout à fait louable sur lequel nous sommes prêts à travailler. Par contre, nul besoin de recourir à la perturbation totale du système d'éducation québécois », affirme Alexis Tremblay, président de la FECQ, dans un communiqué de presse.

Immigration et aide sociale

Les jeunes libéraux souhaitent par ailleurs revoir le système actuel d'aide sociale, pour le remplacer par un programme de revenu minimum garanti et inciter plus de bénéficiaires à décrocher un emploi.

Ils débattront aussi d'une résolution pour réduire l'importance du critère de la langue française dans la grille de sélection des immigrants. « Nous pensons qu'il n'y a pas assez de points qui sont accordés à la compétence et au besoin de main-d'oeuvre au Québec », dit M. Perrino. La commission jeunesse souhaite aussi accélérer le processus de reconnaissance des diplômes acquis à l'étranger.

La pertinence des cégeps : le débat

Le débat sur la pertinence des cégeps refait surface périodiquement au Québec. Le premier ministre Philippe Couillard s'est d'ailleurs déjà opposé à cette idée lors de la course au leadership du PLQ l'an dernier, tandis qu'un des candidats, l'actuel ministre des Affaires municipales Pierre Moreau, avait proposé d'« ouvrir le débat sur la pertinence des cégeps ».

En 2004, la Fédération des commissions scolaires avait demandé, elle aussi, l'abolition des cégeps. Le ministre de l'Éducation de l'époque, Pierre Reid, avait entrouvert la porte à une révision de leur rôle, avant de faire marche arrière.

Avec les informations de La Presse canadienne

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