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Pipeline : Enbridge prudente face à l'occupation

Les environnementalistes craignent qu'un déversement de pétrole brut puisse survenir. La porte-parole du groupe, Hannah Batten, indique qu'ils sont bien décidés à rester indéfiniment sur le chantier de construction.

Les environnementalistes craignent qu'un déversement de pétrole brut puisse survenir. La porte-parole du groupe, Hannah Batten, indique qu'ils sont bien décidés à rester indéfiniment sur le chantier de construction.

Photo : Radio-Canada Sara-Christine Gemson

Radio-Canada

La compagnie Enbridge dit évaluer « au jour le jour » l'occupation par des environnementalistes d'un chantier le long de l'un de ses pipelines, au sud-ouest de Kitchener en Ontario. 

Une poignée de protestataires campent sur le site depuis mardi.

Ils dénoncent le projet d'Enbridge d'inverser le flux de la ligne 9, pour y transporter du pétrole de l'ouest du pays jusqu'aux raffineries de l'est, en passant par l'Ontario et le Québec. Selon eux, un déversement pourrait survenir le long de la vieille canalisation, ce qui pourrait contaminer la nappe phréatique et des cours d'eau, dans ce cas-ci la rivière Thames.

Le trajet de la ligne 9B de la société pétrolière EnbridgeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La ligne 9B de la société pétrolière Enbridge

Photo : Radio-Canada

La porte-parole des manifestants, Hannah Batten, indique qu'ils sont bien décidés à occuper le chantier indéfiniment.

Enbridge doit installer une valve à cet endroit pour couper le flux du pipeline, en cas d'urgence. Le porte-parole de la compagnie, Éric Prud'Homme, indique que le projet en était au stade de « l'évaluation » lors du début de l'occupation et que les travaux devaient commencer plus tard cette semaine.

On ne peut pas faire ce travail important pour protéger l'environnement avec des manifestants sur place.

Éric Prud'Homme, porte-parole d'Enbridge

M. Prud'Homme n'a pas voulu commenter combien de temps Enbridge pouvait encore attendre avant de demander l'expulsion des protestataires, affirmant seulement que la situation était évaluée « au jour le jour ». Il ajoute que les travaux à cet endroit sont effectués en consultation notamment avec les Premières Nations.

La Police provinciale a demandé aux manifestants de quitter les lieux. Toutefois, la police a laissé entendre que les militants ne seraient pas arrêtés, tant qu'ils demeureront pacifiques.

Le mois dernier, une dizaine de manifestants ont bloqué l'accès à deux sites d'excavation (Nouvelle fenêtre) d'Enbridge dans l'ouest de Toronto, où la compagnie procède à des travaux sur sa canalisation 9.

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