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Eau de fracturation : Dieppe pourrait être au service de la Nouvelle-Écosse

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En 1979, l'incendie d'un train transportant des produits dangereux a forcé l'évacuation des résidents de Mississauga, en Ontario.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une entreprise de la Nouvelle-Écosse veut déverser dans les égouts de Dieppe 30 millions de litres d'eau traitée ayant servi à la fracturation hydraulique.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick étudie le projet pour déterminer s'il constitue un danger pour la population et l'environnement.

Parce que des millions de litres d'eau usée s'accumulent et que les bassins sont presque pleins à Debert, en Nouvelle-Écosse, Dieppe, au Nouveau-Brunswick, pourrait être la destination de cette eau dans les prochaines années. Il s'agit d'eau qui a été traitée après avoir été utilisée pour de la fracturation hydraulique.

En 2013, Debert, où se trouve l'usine, a décidé d'interdire le déversement de cette eau dans ses égouts. L'entreprise Atlantic Industrial Services se tourne maintenant vers le Nouveau-Brunswick. Elle a envoyé une demande officielle au ministère de l'Environnement et des Gouvernements locaux.

À la Ville de Dieppe, on affirme avoir été informé de ce projet par le ministère de l'Environnement et des Gouvernements locaux après que ce dernier eut reçu la demande d'étude d'impact environnemental d'Atlantic Industrial Services. 

« Aucune discussion ou présentation n'a été faite au conseil municipal. Aucune autorisation n'a été donnée par la municipalité puisque c'est le ministère de l'Environnement qui approuve ou non les études d'impact environnemental. Plusieurs questions sont encore sans réponses. Nous continuons de suivre le dossier », affirme Annie Duguay, directrice des communications pour la Ville de Dieppe.

Le maire de Dieppe, Yvon Lapierre, n'est pas rassuré.

« Nous avons particulièrement une inquiétude du côté de la capacité de notre système d'eau et d'égout. Il faut dire aussi que ce n'est pas seulement Dieppe qui doit s'en inquiéter, c'est la région du Grand Moncton parce que quand même notre déversement d'eau s'en va à la Commission des eaux usées du Grand Moncton. La décision va venir de la province, essentiellement. Nous, c'est quelque chose qu'on suit. On n'a pas encore déterminé, mais je crois que la Municipalité pourrait changer les règlements municipaux qui pourraient empêcher ce projet de prendre place », explique Yvon Lapierre.

Pendant deux ans, des camions-citernes remplis d'eau usée parcourraient les 150 kilomètres qui séparent Debert de Dieppe.

Selon Atlantic Industrial Services, l'eau ne présente aucun danger puisque qu'elle est traitée par osmose inverse. On peut lire dans le document élaboré par Dillon Consulting et soumis à la province que: « Le traitement de l'eau résulte en un produit qui répond aux critères de rejet dans le réseau d'égouts de Dieppe et si elle est évacuée dans l'environnement, elle ne poserait pas de risque pour la santé humaine ou l'environnement. »

Les experts interrogés sont tout de même divisés sur la question.

En autant que cela respecte les critères de la province, je m'attends à ce qu'il n'y ait pas de problème.

Tom Al, professeur à l'Université du Nouveau-Brunswick

Le Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick estime pour sa part qu'il faut que le gouvernement mette en place un plan avant d'accepter les eaux usées d'une autre province.

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