•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Anticosti : tourisme et hydrocarbures peuvent-ils aller de pair?

L'île d'Anticosti

L'île d'Anticosti

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au cœur de l'été, l'île d'Anticosti est prise d'assaut par des touristes. Des pêcheurs de saumon, des chasseurs de chevreuil et des amateurs de plein air sillonnent la plus grande île du Québec. Cette année, l'industrie touristique doit cohabiter avec l'industrie pétrolière et les 15 sites de forages exploratoires de la compagnie Pétrolia. Pour l'instant, cette cohabitation se fait harmonieusement.

Gilles Dumaresq travaille à Anticosti depuis bientôt 40 ans. Cela fait deux ans qu'il coordonne les séjours de chasse, de pêche et de villégiature de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ), responsable de la gestion de la moitié du territoire de l'île. Il entend parler du pétrole depuis longtemps.

« Quand je suis arrivé ici, il y a 39 ans, il se faisait de l'exploration pétrolière. On nous disait qu'il y en avait la possibilité. 39 ans plus tard, on nous dit encore que c'est possible », mentionne-t-il.

Avant Pétrolia, qui effectue actuellement des travaux de forages stratigraphiques sur l'île, la Société québécoise d'initiatives pétrolières, Shell, Hydro-Québec Gaz et Pétrole et Junex ont mené des activités exploratoires sur l'île.

Au cours de l'année 2014, Pétrolia mènera 15 forages stratigraphiques de 1,5 à 2 kilomètres de profondeur, d'un bout à l'autre de la plus grande île du Québec. Ces travaux s'étaleront jusqu'à la fin de l'année. L'objectif : déterminer où les trois futurs forages de puits de pétrole horizontaux seront menés l'an prochain.

Pour M. Dumaresq, l'industrie pétrolière ne représente pas une menace. « Que des opérations pétrolières ou forestières soient faites à Anticosti, c'est bien. Ça apporte du nouveau, du sang neuf, et de nouvelles activités », estime-t-il.

« Mais on va s'assurer que ce sera bien fait, sans nuire à personne », nuance M. Dumaresq.

Importance du tourisme

Le tourisme demeure l'activité économique principale à Anticosti. De l'exploration des plages et des rivières, à la pêche au saumon, en passant par la chasse et l'observation des cerfs de Virginie, l'offre touristique est variée.

Les visiteurs préconisent la prudence. « Il y a plusieurs personnes qui tirent profit de cet environnement-là et qui sont dépendantes des ressources naturelles de l'île, croit le touriste Joel Bety. S'il y a un développement, il doit se faire de façon extrêmement prudente. »

Le maire de la municipalité de l'île d'Anticosti, Jean-François Boudreault, se montre plutôt optimiste à l'égard d'une éventuelle cohabitation de ces deux industries. « Il faut construire une façon de faire », affirme-t-il.

Tourisme et hydrocarbures de pair?

Pour le président-directeur général de Pétrolia, Alexandre Gagnon, hydrocarbures et tourisme peuvent coexister.

Alexandre Gagnon, pdg de Pétrolia,  sur l'île d'Anticosti.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Alexandre Gagnon, le président de Pétrolia, sur l'île d'Anticosti.

Photo : Radio-Canada

« Si on prend la Californie qui est un état américain producteur de pétrole, il y a quand même beaucoup de tourisme, dit-il. Il y a même du vin qui est cultivé. C'est reconnu comme étant le potager des États-Unis. »

Toutefois, certaines craintes demeurent, notamment en ce qui concerne la fracturation hydraulique, soit la technique qui serait utilisée pour l'extraction des hydrocarbures.

D'après le reportage de William Phénix.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Est du Québec