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Kerry appelle Israël au compromis

Des chars israéliens revenant de la bande de Gaza, le 5 août

Photo : Amir Cohen / Reuters

Radio-Canada

À la veille des négociations au Caire entre les Israéliens et les Palestiniens, le secrétaire d'État américain, John Kerry, a appelé son allié Israël à faire des compromis lorsque la BBC l'a interrogé pour savoir s'il appuyait la demande palestinienne de levée du blocus sur Gaza.

« Nous la soutenons clairement comme une partie d'une solution globale. Les deux parties doivent faire un geste sur ces questions », a déclaré le ministre américain. « Évidemment, il faut commencer à rendre la vie des Palestiniens meilleure », a déclaré M. Kerry.

Le chef de la diplomatie américaine a néanmoins réaffirmé le « soutien complet » des États-Unis « au droit d'Israël à se défendre » contre le Hamas, que Washington considère d'ailleurs comme un groupe « terroriste ».

Deux États, avec la sécurité pour Israël, des garanties d'une vie meilleure et davantage de libertés pour les Palestiniens, c'est la formule.

John Kerry

Les États-Unis ont indiqué aujourd'hui qu'ils participeraient « probablement » aux négociations entre Israéliens et Palestiniens. « Nous déterminons à quel niveau, à quel titre et à quel moment », a déclaré la porte-parole du département d'État, Jennifer Psaki. La porte-parole a assuré que les « efforts » et « l'implication » des États-Unis depuis le début ont été bien accueillis par les parties israélienne et palestinienne.

Notre implication ces dix derniers jours a conduit au point qui a été atteint hier soir.

Jennifer Psaki

La trêve dans la bande de Gaza décrétée hier est entrée en vigueur ce matin. Conclue sous médiation égyptienne, elle est censée durer 72 heures pour permettre les négociations à propos d'un arrêt durable des hostilités.

Une délégation israélienne de trois membres est arrivée en Égypte, tard aujourd'hui, selon un responsable égyptien parlant sous le couvert de l'anonymat. Les responsables du gouvernement israélien ont refusé de discuter des plans de la délégation et de sa composition.

Dernière démonstration de force

La trêve intervient un mois après le début de l'offensive israélienne sur Gaza, d'abord par la voie des airs, puis par voie terrestre.

Les deux ennemis se sont toutefois livrés à une démonstration de leurs forces respectives dans les heures qui ont précédé le cessez-le-feu. Les combattants palestiniens ont lancé leurs roquettes vers une dizaine de villes israéliennes, tandis que l'aviation israélienne menait une série de raids contre plusieurs localités de la bande de Gaza. Aucune victime n'a été signalée dans l'immédiat.

La ville de Rafah devait être exclue de cette trêve en raison des opérations militaires israéliennes dans le secteur. L'armée israélienne a toutefois annoncé tôt mardi matin qu'elle s'était complètement retirée de la bande Gaza après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

Carte

Les attaques sur le territoire de la bande de Gaza ont fait des dizaines de morts.

Photo : Radio-Canada

Par ailleurs, l'armée israélienne dit avoir achevé sa mission de destruction des tunnels utilisés par les groupes armés palestiniens pour mener des attaques en territoire israélien. Trente-deux souterrains et plusieurs dizaines de puits d'accès ont été localisés et dynamités, ont annoncé mardi les deux principales chaînes de radios israéliennes.

Plusieurs tentatives précédentes de cessez-le-feu ont échoué depuis le début de l'offensive, qui a coûté la vie à 1834 Palestiniens, majoritairement des civils, et a fait des centaines de milliers de déplacés. Israël a perdu 64 soldats ainsi que 3 civils.

Démission au Royaume-Uni

Une voie s'est élevée au sein du gouvernement britannique pour dénoncer la politique étrangère du pays. La première femme musulmane à occuper le poste de secrétaire d'État dans le gouvernement britannique, Sayeeda Warsi, a remis sa démission. Elle a mentionné ne plus pouvoir « soutenir la politique du gouvernement sur Gaza ». Mme Warsi était secrétaire d'État au ministère des Affaires étrangères.

« C'est avec un profond regret que j'ai écrit ce matin au premier ministre pour lui remettre ma démission, a dit Mme Warsi sur son compte officiel Twitter. Je ne peux plus soutenir la politique du gouvernement sur Gaza. »

Toujours sur son compte Twitter, elle avait fait part de son malaise, au cours des derniers jours, au sujet de la politique britannique sur la situation à Gaza. Elle a notamment écrit le message suivant : « Les gens peuvent-ils cesser de tenter justifier le fait de tuer des enfants? Peu importe nos politiques, il n'y aura jamais de justification [pour de telles actions], seulement des regrets. »

Le gouvernement britannique du premier ministre, David Cameron, a défendu le droit d'Israël à se défendre en plus de qualifier les attaques de missiles non provoquées en provenance de Gaza de crimes de guerre.

Israël-Palestiniens, les racines d'un conflit. Consultez notre dossier.
Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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