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Poursuite des combats à Gaza avant une trêve de 72 heures

Le récit d'André Gariépy

Israël accepte la proposition de l'Égypte et promet un cessez-le-feu de 72 heures dans la bande de Gaza à compter de mardi matin, une trêve également acceptée par le Hamas. 

Cette trêve prévue à compter de 8 h, heure locale, doit ouvrir la porte à de nouveaux pourparlers au Caire entre l'État hébreu et la délégation palestinienne. 

Les combats se poursuivaient néanmoins lundi dans la bande de Gaza, au terme d'un cessez-le-feu de sept heures décrété unilatéralement par l'État hébreu pour des raisons humanitaires. 

« Nous reprenons nos opérations, dont les raids aériens sur les infrastructures terroristes à Gaza [...]. Nous poursuivons le redéploiement dans la bande de Gaza, même s'il y a bien des forces qui sortent de Gaza », a déclaré le porte-parole de l'armée, Peter Lerner.

Le retrait partiel des forces survient alors que l'armée a finalement atteint l'un de ses principaux objectifs, celui de détruire tous les tunnels palestiniens « connus » par Israël.

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a néanmoins répété dans un communiqué vouloir poursuivre l'offensive entamée le 8 juillet. 

La campagne à Gaza se poursuit [et] ne prendra fin que quand les citoyens d'Israël auront recouvré le calme et la sécurité de manière prolongée.

Benyamin Nétanyahou 

La Maison-Blanche a salué lundi la proposition de trêve, acceptée par Israël et le Hamas, et souligné qu'il appartenait désormais au mouvement islamiste palestinien de tenir ses engagements.

Les frappes se poursuivent

Dans les heures précédant le cessez-le-feu, l'aviation israélienne a fait 23 raids. Selon les services de secours, ces attaques ont tué 11 Palestiniens, y compris un chef palestinien.

Quatre roquettes provenant de la bande de Gaza ont été tirées vers Israël, dont deux qui ont été interceptées.

Les autorités de Gaza ont ensuite accusé l'armée israélienne d'avoir bombardé une maison dans le camp de réfugiés de Chati quelques minutes après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Ce bombardement a fait une victime de 8 ans et 29 blessés. La région de Rafah était cependant exclue de cette trêve

Les grandes dates du conflit israélo-palestinien

Pressions internationales 

La communauté internationale a continué de réagir au conflit qui oppose Israël aux Palestiniens.

Après la publication du rapport d'une commission parlementaire en juillet, qui estimait à 14 milliards de dollars la valeur globale des exportations à usage militaire vers Israël, le gouvernement britannique a dit vouloir « réexaminer ces licences existantes ». 

En France, un communiqué publié par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, « exige » l'instauration d'un cessez-le-feu tel que proposé par l'Égypte et préconise que la communauté internationale « impose » la solution politique de deux États, israélien et palestinien, vivant côte à côte.

Du côté de Téhéran, le président iranien, Hassan Rohani, a profité d'un discours devant le comité Palestine du Mouvement des non-alignés pour dénoncer l'inaction du Conseil de sécurité de l'ONU face au « massacre » des Palestiniens et les « crimes contre l'humanité du régime sioniste », avant de réclamer un « cessez-le-feu sur la base de la proposition égyptienne ». 

Plusieurs responsables iraniens ont reconnu ces dernières semaines que la République islamique avait fourni de la technologie nécessaire à la fabrication de missiles aux combattants palestiniens du Hamas et du Djihad islamique.

Depuis le début du conflit dans la bande de Gaza, le bilan des morts s'élève à plus de 1800 victimes du côté palestinien, contre 64 soldats et trois civils dans le camp israélien.

Israël-Palestiniens, les racines d'un conflit. Consultez notre dossier.

 

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Associated Press

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