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Un premier patient atteint d'Ebola arrive aux États-Unis

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L'ambulance quitte la base aérienne de Dobbins, près d'Atlanta

Photo : La Presse canadienne / Mike Stewart

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'un des deux Américains ayant contracté le virus Ebola en Afrique de l'Ouest est arrivé samedi aux États-Unis.

C'est la première fois qu'une personne infectée par le virus Ebola se trouve en sol américain.

L'avion sanitaire s'est posé à la base aérienne de Dobbins, en Georgie. Il avait quitté le Liberia ce matin. Le patient, le Dr Kent Brantly, 33 ans, a rapidement été emmené en ambulance vers l'hôpital de l'Université Emory, qui doit l'accueillir. Cet établissement d'Atlanta est spécialement équipé pour isoler les malades.

« Toutes les précautions sont prises pour transporter les patients en toute sécurité, pour leur fournir les soins vitaux lors d'un vol non commercial et pour les maintenir parfaitement en quarantaine à leur arrivée aux États-Unis », avait assuré vendredi la porte-parole du département d'État, Marie Harf.

Le Dr Brantly, qui a contracté le virus au Liberia, est dans un état stable, mais très grave.

Une seconde malade américaine, Nancy Writebol, sera transférée dans quelques jours.

Le manque d’éducation est dévastateur

Depuis le début de l'année, Ebola a déjà fait quelque 730 morts en Sierra Leone, en Guinée et au Liberia. Pour plusieurs professionnels de la santé, ce bilan sans précédent est autant dû à l'ignorance qu'au virus lui-même.

La maladie, dont la transmission nécessite un contact avec des fluides corporels, est relativement difficile à contracte, et le virus lui-même n'est pas particulièrement résistant. Des mesures d’hygiène simples peuvent le combattre, et des soins de base comme l’hydratation, des médicaments contre la fièvre et des antibiotiques pour les infections secondaires augmentent considérablement les chances de survie des peronnes atteintes.

Il existe cependant une culture de méfiance à l'égard de la médecine moderne dans de nombreuses communautés isolées d'Afrique de l'Ouest. Beaucoup de leurs membres croient même que la fièvre est une invention occidentale et que l'admission dans un centre de soins est synonyme de mort assurée. L'information est par ailleurs difficile à diffuser dans des pays où la pauvreté est endémique.

« En raison du déficit de communication et d'éducation, nous voyons arriver des cas d'Ebola en taxi ou dans des voitures de particuliers » et non dans des ambulances prévues à cet effet, déplore Kendell Kauffeldt, directeur pour le Liberia de l'ONG américaine Samaritan's Purse.

Pour Samaritan's Purse, l'éducation est aussi importante que la médecine elle-même pour sauver des vies.

Avec les informations de Agence France-Presse

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