•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Anonymous défigure le site Internet du Mossad, dans une action revendiquée sur Twitter

Anonymous
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des membres du collectif de militants d'Anonymous affirment sur Twitter avoir mené une attaque contre le site du Mossad, le service d'espionnage israélien, vendredi soir. Depuis ses débuts, le collectif Anonymous, qui regroupe des militants, des activistes et des pirates informatiques dans le cadre de divers mouvements de protestation en ligne, a traditionnellement eu une position pro-palestinienne.

Un texte de Bahador ZabihiyanTwitterCourriel

Depuis le début du conflit entre Israël et le Hamas, les comptes Twitter proches de ce collectif disparate de militants ont revendiqué plusieurs coups d'éclat.

Ainsi, vendredi soir, le site du Mossad, la légendaire agence de renseignement israélienne, a été « défiguré », c'est-à-dire qu'il est impossible de s'y connecter pour les internautes. Défigurer un site ne veut pas forcément dire y avoir accès et voler des données non publiques, explique Gabriella Coleman, chercheuse à l'Université McGill et spécialiste d'Anonymous. Mais cela nécessite un certain degré de connaissance technique et d'organisation. Il s'agirait dans ce cas-ci d'une attaque par déni de service, qui consiste souvent à inonder un site Internet de requêtes afin qu'il ne puisse plus fonctionner.

Or, les sites israéliens sont connus pour avoir un niveau de sécurité « extrêmement » élevé. L'opération de vendredi montre que les participants avaient bien planifié leur action. « Ils ont réussi dans ce cas-ci, là où ils avaient échoué avant », dit Mme Coleman.

Ainsi, lors du précédent conflit entre Israël et le Hamas en 2012, des membres d'Anonymous avaient tenté d'attaquer une série de sites israéliens lors d'une opération d'envergure, avec un succès plus que mitigé, se souvient la chercheuse de l'Université McGill.

Anonymous s'est réveillé

Mme Coleman souligne que cela faisait plusieurs mois que les membres d'Anonymous n'avaient pas été capables de mener des opérations d'envergure similaires à celle contre Israël. « Il y avait comme un petit ralentissement », dit-elle, en entrevue téléphonique avec Radio-Canada

Les sympathisants d'Anonymous transmettent leur message sur Twitter en utilisant le mot-clic « #OpSaveGaza ». Le groupe dit avoir attaqué plusieurs milliers de sites israéliens, privés et gouvernementaux dans le cadre de cette « opération ». Souvent, l'opération consiste seulement à rendre un site inaccessible pour quelques heures, avec une attaque par déni de service. Parfois, l'attaque peut aller plus loin - des pirates peuvent s'emparer de données confidentielles d'une organisation.

Un groupe de pirates informatiques se faisant appeler « Israeli Elite Force » fait la même chose, avec les sites de liés au Hamas ou à l'Autorité palestinienne.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !