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À quand des voitures sans conducteur sur les routes du Canada?

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Une voiture sans conducteur de Google

Une voiture sans conducteur de Google

Photo : La Presse canadienne / Eric Risberg

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des voitures sans conducteur pourraient apparaître dès l'an prochain sur certaines routes du Royaume-Uni. Le gouvernement britannique a lancé cette semaine un concours pour trouver des villes qui accepteront de tester ces véhicules sur leur territoire. On voit de plus en plus de ce type de voitures un peu partout dans le monde, mais pas encore sur les routes du Canada.

Un texte de Raphaël BouvierTwitterCourriel

Rouler dans un véhicule sans devoir mettre les mains sur le volant ni appuyer sur les pédales : voilà le rêve de Paul Godsmark. L'homme qui vit à Saint-Albert, en banlieue d'Edmonton, fait la promotion des véhicules sans conducteur au sein de l'organisation Canadian automated vehicule centre of exellence, un groupe qui s'intéresse à cette technologie. Paul Godsmark regarde avec envie la manière dont certains pays approchent le développement des voitures automatisées.

Aux États-Unis par exemple, Google, qui travaille à développer des voitures sans conducteur, mène des essais sur les routes de Californie. L'entreprise américaine développe des voitures qui s'orientent entre autres à l'aide de radars, de capteurs et d'un système GPS. On s'attend à ce que le public californien puisse utiliser de tels véhicules à partir de janvier 2015.

Mais les États-Unis ne sont pas les seuls à permettre aux manufacturiers de tester cette nouvelle technologie sur des voies publiques. C'est aussi le cas à Singapour, au Japon, en Allemagne et en Suède, entre autres.

Le Canada préfère attendre

Comparé à ces pays, le Canada est en retard, juge Paul Godsmark. Il faut dire que, pour le moment, la ministre fédérale des Transports, Lisa Raitt, juge que la technologie liée à ces voitures n'est pas assez développée pour qu'on puisse les tester sur les routes canadiennes. De plus, ce sont les provinces qui ont le pouvoir d'accepter ou non que des voitures automatisées circulent sur leur territoire.

En Alberta, par exemple, le ministère des Transports affirme suivre le développement de la technologie, mais n'a pas d'intention à court ou à moyen terme de permettre l'utilisation de ces voitures.

En Ontario, le scénario est bien différent. Dans l'optique de se présenter « en leader du développement technologique et développer des opportunités d'affaires », le ministère ontarien des Transports a présenté un projet pilote en décembre 2013. Par cette initiative, Toronto a l'intention de permettre d'effectuer des essais sur les routes de la province pour une période de cinq ans. Ce projet pilote n'est toutefois toujours pas en vigueur.

Avantages et risques des voitures sans conducteur

Paul Godsmark juge que les essais sont essentiels pour bien comprendre et maîtriser les qualités et les défauts des voitures sans conducteur. Parmi les avantages qu'offrent ces voitures du futur, il note la facilité de se déplacer pour les personnes âgées ou handicapées. Il note aussi la possibilité de voir diminuer les erreurs de conduites. Enfin, il ajoute que si les entreprises qui développent la technologie décident de lancer des flottes de voitures automatisées, cela pourrait transformer la manière dont les gens se déplacent et faire diminuer les émissions de carbone.

Le possible impact sur la pollution est aussi noté par le ministère des Transports de l'Ontario.

Parmi les aspects moins intéressants liés au développement de cette technologie, Paul Godsmark anticipe entre autres des pertes d'emploi dans le transport, qui pourraient toucher les conducteurs de camions et les chauffeurs de taxi. Il s'inquiète aussi de possibles attaques informatiques. « Il ne faudrait pas que quelqu'un décide de prendre le contrôle d'une flotte de ces véhicules et de l'utiliser comme arme contre une cible », dit-il.

Paul Godsmark est toutefois rassuré de voir des entreprises comme Google développer la technologie, parce que ces compagnies s'y connaissent en cybersécurité.

Dans son projet pilote, le ministère des Transports de l'Ontario prédit que des véhicules complètement automatisés pourraient être mis à la disposition du public entre 2020 et 2025.

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