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Vol MH17 : les experts accèdent finalement au site 

Les experts internationaux vont tenter une nouvelle fois de se rendre sur les lieux de l'écrasement d'avion de Malaysia Airlines.

Les experts internationaux vont tenter une nouvelle fois de se rendre sur les lieux de l'écrasement d'avion de Malaysia Airlines.

Photo : Sergei Karpukhin / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Deux semaines après l'écrasement du Boeing 777 de la Malaysia Airlines, abattu en vol dans l'est de l'Ukraine le 17 juillet dernier et malgré la poursuite des combats, les experts australiens et néerlandais ont finalement atteint aujourd'hui les lieux de la tragédie. Arrivés en Ukraine dimanche dernier, ces derniers ont mis près d'une semaine pour atteindre l'endroit en raison de l'instabilité dans la région.

« Les observateurs de la mission de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) ont atteint le site de l'écrasement du MH17 pour la première fois en près d'une semaine, accompagnés de quatre experts néerlandais et australiens », a indiqué l'organisation sur Twitter en précisant qu'ils avaient modifié leur itinéraire afin d'atteindre les lieux.

C'est en début d'après-midi que les enquêteurs ont pu franchir un poste de contrôle menant au site de l'écrasement, près du village de Rozsypne.

Peu après leur arrivée, les experts internationaux ont entendu plusieurs fortes explosions à proximité du site de l'écrasement. Une colonne de fumée était visible, à moins de 10 km du site d'où ils se trouvent.

Plusieurs tentatives précédentes avaient échoué du fait de la proximité des combats entre les forces régulières ukrainiennes et les séparatistes prorusses. Le lieu de la catastrophe se trouve dans un secteur contrôlé par les rebelles.

Kiev avait annoncé, plus tôt dans la journée, la suspension de son offensive contre les rebelles prorusses afin de faciliter l'accès au site de l'écrasement aux experts internationaux. Le commandement de « l'opération antiterroriste » a précisé qu'il se rendait ainsi aux demandes du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Il ajoute toutefois que « les mercenaires combattant pour les terroristes russes » poursuivent leurs opérations militaires.

Les autorités ukrainiennes ont accusé, hier, les rebelles prorusses d'avoir miné les alentours du site de l'écrasement.

Récupérer des restes humains

La première tâche des policiers et des experts en médecine légale sera de récupérer les corps des occupants de l'avion qui se trouvent toujours dans l'épave du Boeing 777. L'état des cadavres demeure inconnu plusieurs jours après l'écrasement.

Si la plupart des corps ont pu être récupérés et transférés hors du site, des restes humains et des effets personnels doivent encore être récupérés sur place.

L'avion qui effectuait la liaison entre Amsterdam et Kuala Lumpur s'est écrasé le 17 juillet avec 298 personnes à son bord. Il n'y a eu aucun survivant. Les États-Unis et leurs alliés jugent « hautement probable » que le Boeing ait été abattu par un missile sol-air SA-11 livré par la Russie aux séparatistes.

De plus, l'accès au site est essentiel à la collecte et à l'analyse de pièces de l'avion afin de déterminer précisément ce qui s'est passé le 17 juillet et de compléter les données déjà récupérées dans les boîtes noires de l'appareil.

Avec les informations de Associated Press, Agence France-Presse, et Reuters

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