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Procès de Lise Thibault : « Tout était fonction officielle »

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La lieutenante-gouverneure témoigne pour une troisième journée à son procès pour fraude et abus de confiance.

La lieutenante-gouverneure témoigne pour une troisième journée à son procès pour fraude et abus de confiance.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Lise Thibault a affirmé mercredi matin que toutes ses activités étaient liées à sa fonction lorsqu'elle était lieutenante-gouverneure.

L'ex-lieutenante-gouverneure a poursuivi son témoignage mercredi, au palais de justice de Québec, dans son procès pour fraude et abus de confiance.

À la question de son avocat, Me Marc Labelle, qui lui demandait comment elle départageait les activités privées et les activités officielles pour lesquelles elle était mandatée à titre de lieutenante-gouverneure, Lise Thibault répond à plusieurs reprises que « tout était fonction officielle ».

Elle soutient par ailleurs qu'elle était débordée de travail et qu'elle se levait parfois la nuit pour travailler et préparer certaines activités. Elle lisait les journaux de façon assidue, a-t-elle également souligné.

« À 8 h du matin, je devais avoir lu trois journaux, pas comme le citoyen ordinaire lit le journal, mais comme un chef d'État lit le journal », déclare Mme Thibault.

Quand elle parle d'elle-même, Lise Thibault utilise parfois la troisième personne en référant à la chef d'État du Québec ou à la vice-reine.

Lise Thibault a aussi insisté sur le fait que des citoyens étaient parfois honorés de lui serrer la main. Elle a donné l'exemple d'un de ses passages à la Maison Michel-Sarrazin qui vient en aide aux cancéreux en phase terminale. Certains malades lui auraient dit qu'il s'agissait du plus beau moment de leur vie.

Il a aussi été question de trois voyages de pêche effectués avec son garde du corps.

Des experts ont déjà affirmé qu'elle avait falsifié des documents pour se faire rembourser ses voyages de pêche. Lise Thibault a expliqué qu'elle avait reçu une invitation et qu'elle ne pensait pas qu'elle devait payer. Elle maintient que c'est son administrateur qui envoyait les factures à Patrimoine Canada.

Des montants exorbitants

En fin de journée, elle a remis en question ses dépenses comptabilisées par la poursuite, dépenses faites au restaurant et à la boucherie Le Bifthèque.

La poursuite reproche des dépenses injustifiées de 5000 $ faites dans cet établissement. Lise Thibault a dit être mal à l'aise avec ce montant. Si elle avoue avoir fréquenté l'endroit à quelques reprises, elle croit que 5000 $ est un montant exorbitant.

Mardi, l'ex-lieutenante-gouverneure a expliqué la manière dont ses dépenses étaient réglées. Elle a rejeté la responsabilité des demandes de remboursement pour ses frais sur son administrateur, André Labrecque.

L'ex-lieutenante-gouverneure devrait être contre-interrogée par la Couronne, jeudi.

Rappelons que Lise Thibault est accusée d'avoir réclamé injustement 700 000 $ en remboursement de frais liés à des voyages, des fêtes, des repas, des leçons de golf et de ski et des cadeaux, lorsqu'elle était en poste en tant que lieutenante-gouverneure, de 1997 à 2007.

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